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Le sens du detail

Du 21-09-2017 au 21-10-2017

Dans bien des domaines de l’activité humaine, qu’elle soit vue sous l’angle artistique ou non, le détail fait souvent sens. C’est particulièrement le cas en matière de capture d’image photographique.

Qu’il soit voulu ou fortuit, ce « petit plus » donne une orientation complémentaire à la lecture de l’œuvre. Mais il peut aussi en changer la donne par l’induction d’autres significations, voire être vecteur d’une transformation radicale de l’intention première du photographe. Il peut devenir propagandiste, provoquer le rire par son côté saugrenu ou l’angoisse par sa touche décalée, et même la zizanie s’il est mal interprété. Il peut aussi représenter un tout. Bref, rien n’est plus important qu’un détail, surtout s’il est révélateur !

Dans la mise en scène de certaines photographies, un détail est parfois mis en vedette grâce aux logiciels adéquats. D’autres fois, c’est lors du tirage que cet élément particulier apparait. Le choix du format final joue également un rôle indéniable, sans parler du lieu d’exposition ou du support de publication.

S’il n’est pas nécessaire que le détail soit discret, il peut aussi requérir une certaine attention pour être discerné. Celui qui regarde fait alors partie du processus créatif, sans que cela ne s’apparente pour autant au jeu des 7 erreurs !

A contrario, il est communément admis que trop de détails nuit. On mesure alors mieux la différence entre le détail au singulier et les détails au pluriel, qui peuvent être perçus comme anecdotiques ou superflus, quand ils ne brouillent pas carrément les pistes !

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Rassembler autour d’un projet commun les enseignants et les étudiants en photographie de Saint-Luc supérieur et promotion sociale, en y incluant , d’autres sections utilisant également la pratique photographique (C.V.G.,) et plusieurs diplômés récents, voilà qui est typique de la part de l’Emulation, dont une des méthodes de travail établit des passerelles entre les gens, mais aussi entre les disciplines, en s’associant avec d’autres acteurs culturels (notamment des collectifs) et des établissements d’enseignement.

Les photographies sont exposées à Liège, à la Maison Renaissance de l’Emulation, du 22 septembre au 21 octobre 2017 de 14H à 18H. Il s'agit de travaux de Michel Beine, Eddy Bolly, Marie-Valentine Gillard, Philippe Herbet, Jean Janssis, Matthieu Litt, Nathalie Noël, Pascal Schyns, Éric Van den Berg et des réalisations d'étudiants en Photographie et Communication visuelle et graphique de Saint-Luc.

En parallèle, la salle capitulaire de l'ÉSA Saint-Luc Liège accueillera également une sélection sur la même thématique durant la même période et aux mêmes horaires.

Les vernissages de ces deux expositions auront lieu le 21 septembre 2017 à 18H à la Salle capitulaire de l'ÉSA Saint Luc et à la Société libre d'Émulation à 19H. Ce dernier prendra un tour festif "la fête à Jean" avec, à 20H, une prestation sonore de Yoko Martial (chant et Ukulélé) dans notre courette.

A.F. Lemaire.



Daniel Dutrieux, Meteorites digitales.

Du 06-09-2017 au 16-09-2017

Du 7 au 16 septembre 2017 (vernissage le 6 septembre de 18H à 20H30), la Maison Renaissance de la Société libre d'Émulation accueille Météorites digitales, une exposition du plasticien Daniel Dutrieux.

Voici comment l'artiste évoque ce travail :

Les « regmaglyptes » qui caractérisent certaines météorites se présentent sous forme d’alternance de creux et d’aspérités ressemblant étrangement à des traces de doigts dans une pâte molle. De cette similitude avec des empreintes digitales m’est venue l’idée de malaxer l’argile. Il ne s’agissait pas de reproduire une météorite mais de se laisser guider par ses caractéristiques formelles et de s’aventurer, sans idée préconçue, dans un processus de création tactile - le choix préalable d’une terre de grès noir chamotte et la cuisson dans un four à bois chauffé à 1240 degrés concluant le travail.

La majeure partie des météorites sont des fragments qui proviennent de la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter. Il est de coutume de leur attribuer le nom de la commune la plus proche lorsqu’elles parviennent sur le sol terrestre et qu’il a été possible d’en recenser la localisation. Ainsi, Ensisheim en France, Gibeon en Namibie, Morasko en Pologne, Campo Del Cielo au nord de l’Argentine sont des lieux précis dont les noms ont été associés à des fragments de météorites.

Etant donné leur rareté et leur dissémination sur terre dans des collections publiques et privées, la plupart des images de météorites dont je me suis servi ont été récoltées sur le net. Cela m’a donné l’occasion d’en sélectionner certaines qui me permettent, après recadrage, de les transformer digitalement par le biais de dispositifs infographiques que j’ai expérimenté afin de dématérialiser l’objet représenté en explorant les limites de l’image. Il en résulte une multitude de pixels polychromes comparables à des myriades d’étoiles se polarisant à la surface du papier.

Daniel Dutrieux, juin 2017

À cette occasion, nous aurons le plaisir d'inaugurer une bâche, œuvre de l'artiste, qui restera accrochée au mur de notre courette Magnette pendant une année complète.

Par ailleurs, le samedi 16 septembre, jour de clôture de l'exposition, à 16H, aura lieu une présentation par Gérald Purnelle avec lecture du livre l'Éloge du doute associant le travail de l'artiste et des poèmes de François Jacqmin.

En outre, une lithographie originale de Daniel Dutrieux éditée en 40 exemplaires numérotés et signés, imprimée par Bruno Robbe sur papier Rives BFK, 250 grammes au format 76 X 56 cm, sera proposée à la vente au prix de 300 € durant la période d’exposition. Il s’agit d’un des cinq projets de compositions murales pour l’entreprise Diagenode de Daniel Dutrieux, accompagné d’un poème de François Jacqmin :
L’univers / est véritablement / l’envers / de l’explication.

L'ensemble de ces travaux trouve son origine dans l'intervention que Daniel Dutrieux a réalisée à l'invitation de l'architecte Daniel Delgoffe pour les nouveaux locaux de la société Diagenode au Liege Science Park.

Infos pratiques :

Daniel Dutrieux, Météorites digitales
Exposition du 7 au 16 septembre 2017 du mercredi au samedi de 14H à 18H.
Vernissage le mercredi 6 septembre 2017 de 18H à 20H30.
Présentation par Gérald Purnelle avec lecture du livre L'Éloge du doute le samedi 16 septembre à 16H.
Entrée libre.



 



 

 

 

 



Piera FONTAINE & Julien JANSSEN : exposition de fin d'etudes.

Du 15-06-2017 au 24-06-2017

C’est déjà la cinquième fois que, pour la clôture de sa saison culturelle, la Société libre d'Émulation Liège asbl accueille des travaux d’étudiants de l’ École Supérieure des Arts de la Ville de Liège.
Cette année, c’est à la section peinture que nous avons dédié vitrines et cymaises de notre Maison Renaissance avec les travaux de fin d’études de deux jeunes artistes qui, chacun(e) avec leur univers singulier et leurs démarches très différentes, investiront cet espace chargé d’histoire.

Piera FONTAINE propose « un univers décalé parsemé d’images narratives où le journal intime rencontre la fiction. »

Plus abstrait, les travaux de Julien JANSSEN sont un ensemble de « constructions » qui « naissent d’un assemblage de formes et de couleurs, comme un puzzle. »
Ils manifestent l’un comme l’autre des personnalités artistiques déjà bien affirmées, personnalités dont nous vous invitons à contribuer à l’épanouissement en venant découvrir leurs travaux.

En voici les informations pratiques :

Vernissage le 15 juin 2017 de 18 heures 30 à 20 heures 30.
Exposition du 16 juin au 24 juin du mercredi au samedi de 14 à 18 heures (présence des artistes les jeudis et vendredis).

Entrée libre.

Maison Renaissance de la Société libre d’Émulation, 9 rue Charles Magnette, 4000 Liège.

 



RECOLTE :TRAVAUX D'ETUDIANTS DE L'ECOLE SUPERIEURE DES ARTS DE LA VILLE DE LIEGE ET DE LEURS PROFESSEURS DE PHOTOGRAPHIE, JEAN-MICHEL SARLET ET THOMAS CHABLE.

Du 03-05-2017 au 03-06-2017

Récolte, tel est le titre donné à cette exposition qui se présente comme une nouvelle proposition dans le paysage artistique liégeois. Il s'agit d'une sélection de photographies réalisées récemment par des étudiants des cours de photographie donnés à l'Ecole supérieure des Arts de la Ville de Liège, ci-devant Académie royale des Beaux-Arts (enseignement supérieur). Le cours de photographie est un cours de soutien aux différents ateliers (peinture, sculpture, gravure, illustration, publicité, bande dessinée et vidéographie). Il accueille les étudiants à raison de quatre heures par semaine pendant une seule année, excepté les étudiants de publicité qui ont un cours de photographie en 1e et en 3e Bachelor, et en 1e Master. Deux professeurs se partagent les étudiants.

L'exposition fait la part belle aux livres de photographies. On ne s'en étonnera pas : ce genre de livre, sous l'appellation de livre d'artiste ou non, a actuellement le vent en poupe, le nombre de manifestations qui lui sont consacrées en témoigne. Mais plus fondamentalement, les deux enseignants adoptent volontiers l'hypothèse que le livre est peut-être la meilleure manière de montrer des photos. La conception d'un livre, quels que soient les procédés mis en oeuvre, permet d'approfondir et de structurer un projet. Les techniques utilisées sont variées (photographie numérique, argentique, photogramme, chimigramme, etc). Chacun de ces livres est le fruit d’une recherche personnelle sans thème imposé. Il est seulement demandé à l'étudiant d'aller au bout de son projet.

Cependant l'exposition montre aussi divers travaux qui ont d'abord été conçus pour la mise au mur. En particulier on trouvera quelques images choisies parmi celles, nombreuses, qui ont été réalisées dans le cadre de projets menés avec des musées liégeois (projets Curtius Circus et Bal masqué). On trouvera aussi une sélection d'images réalisées dans le cadre d'un projet mené avec des enseignants et étudiants en architecture de l'Université de Liège, une approche libre de l'architecture de la Haute Ecole Hazinelle à Liège, oeuvre remarquable de l'architecte moderniste Jean Moutschen.

L'ESAVL n'a pas le projet de former des photographes professionnels, mais elle veille à donner aux futurs artistes de différentes disciplines une connaissance de base de la photographie, à travers une approche essentiellement pratique et artistique.

Jean-Michel Sarlet.

Voici les informations pratiques concernant l'exposition :

Récolte : exposition des étudiants de l'ESAVL et de leurs professeurs de photographie, Jean-Michel SARLET et Thomas CHABLE.

Exposition à la Salle des Pieds Légers du Théâtre de Liège, place du 20 Août 16, du 4 mai au 3 juin 2017 du mardi au samedi de 12H à 18H.

Vernissage le mercredi 3 mai 2017 de 18H à 20H30 (l'entrée se fera exceptionnellement ce soir-là par le numéro 9 de la Rue Charles Magnette).

Entrée libre.

 



PASCALE LOREA, MARINE DOMEC : ENERGIE & CONTEMPLATION.

Du 22-04-2017 au 27-05-2017

Croiser en un lieu empreint d'histoire les univers gravés de deux artistes ne se connaissant pas et travaillant l'une à Liège, l'autre à Bruxelles, voilà qui fera de la Maison Renaissance de l'Emulation un laboratoire printanier d'expériences artistiques où se mêleront l'eau et le feu de tempéraments singuliers, la forme manifeste et l'image suggérée, la force de la couleur et la subtilité du trait...


Voici comment les deux artistes évoquent leurs travaux :
- Marine Domec : « Plaques à peine effleurées et plaques griffées à profusion se côtoient, lino, bois et métal se superposent librement.
Dans mon travail, je m’intéresse aux perceptions, aux sensations et à la nature qui entourent et absorbent l’homme.
Depuis les
Météo Marine qui évoquaient le renversement entre ciel et mer, les Bruissements à peine perceptibles des forêts, les Vues microscopiques et maintenant les Astres, ce sont les mouvements qui nous traversent sans qu’on puisse en saisir le sens, les sensations de déplacements et de frôlements et la transcription du silence qui toujours m’intéressent.
Si l’humain semble absent de mes images, il est en réalité central dans mes recherches car c’est toujours une perception humaine que je cherche à traduire.
J’intitule cette nouvelle série
Doux Astres, en opposition aux désastres qui marquent les esprits humains et donnent de la crainte. Mes astres sont : planètes des rêves, paysages rétiniens, étoiles lumineuses. Je les ai conçus comme des images de réconfort, de douceur, de plénitude.
Ils sont mouvementés, mais d’un mouvement lent tel la rotation de la Terre ou le développement de germes sous un microscope.
Ils sont la représentation d’un temps différent du temps humain. Ils sont nos rêves, nos souvenirs, nos guides.
»
- Pascale Loréa : « Que se passe-t-il dans cet espace qui se situe entre les choses, entre l’action et le repos, entre le visible et l’invisible… Que se passe-t-il dans cet "entre-deux", dans ce temps suspendu qui tisse aussi le fil de nos histoires ?
Cette recherche est un voyage entre les matières, entre les fibres du bois gravé et les tailles du métal, entre les vides et les pleins des formes, entre le noir, le blanc et le jaune. Cet espace « entre », finalement, devient rencontre, énergie et profondeur. Des intervalles qui respirent, relient et laissent des traces.
»


Deux univers unis en une exposition dont voici les informations pratiques:


PASCALE LOREA, MARINE DOMEC : ENERGIE & CONTEMPLATION.
Dans le cadre de la Fête de la Gravure de la 11ème Biennale de la Gravure de Liège.
Exposition du 22 avril au 27 mai à la Maison Renaissance de la Société libre d'Emulation, 9 rue Charles Magnette à 4000 Liège.
Ouvert du mercredi au samedi de 14H à 18H.

Vernissage et intermède musical par Jean Debry (basse) et Emmanuel Baily (guitare) le 22 avril 2017 de 16H à 18H.

Entrée libre.

 

 



Meme les epines ont des roses : Francoise Hardy, Francoise Hottois, Audrey Lo Bianco.

Du 25-03-2017 au 29-03-2017

Il est dans la vie des chemins creux dont on espère l’embellie. Ainsi en va-t-il de l’expérience du deuil, à fortiori lorsqu’il s’agit de la perte in utero d’un enfant ou du renoncement à la perspective d’enfanter. Voilà certes un sujet délicat où discrétion et silence sont souvent requis. Poids sociétal oblige. Ou pudeur. La lente remontée au jour, douloureuse, se fait alors par paliers, en un voyage souvent solitaire. Sauf si, bénéficiant d’un entourage au sein duquel la chance veut que l’empathie soit de mise, ces traversées arides puissent alors être épaulées par la famille, les amis proches et des collègues bienveillants.

Il est cependant une île que beaucoup aimeraient pouvoir aborder, celle de trouver dans une pratique artistique l’énergie suffisante pour exprimer son désarroi, sortir sa peine ou sa colère, mais aussi recenser ses questionnements et, un jour enfin, signifier son apaisement. Pour Françoise Hardy, Françoise Hottois et Audrey Lo Bianco, c’est à la Maison Renaissance qu’elles ont trouvé l’écrin favorable à un bel acte de confiance, de courage mais aussi d’amitié à l’égard de celles et ceux qui ont porté, à leur mesure, une partie d’une telle charge existentielle. Tant il est vrai que partager rend moins seul.
Dès lors, bien qu’au fin fond de la chaussure demeure un tout petit caillou pointu, on finit par se dire que même les épines ont des roses.

Anne-Françoise Lemaire

 

Dans la salle du premier étage, avec qui le souhaitera, les trois artistes partageront en toute simplicité un moment délicat dans leur parcours de femme.

Ce qui un jour leur est arrivé, elles l’ont ‘retranscrit’ en dessins, broderies, installations, livres, textes, peintures, mots et confidences.

Cette expo-focus sera courte, quatre jours, mais d’une forte intensité. Cela se passera le samedi 25, puis le lundi 27, mardi 28 et mercredi 29 mars, de 14 à 18 heures, à la Maison Renaissance de l’Emulation au numéro 9 de la Rue Charles Magnette à 4000 Liège.

Le samedi, de 15 à 17 heures, un goûter printanier vous sera offert ; il devrait permettre à petits et grands de faire bon ménage et de se rencontrer, qu’ils viennent en solo, duo ou en famille !

 



Traversees #2 : Chris Keulen

Du 23-02-2017 au 18-03-2017

Un an après la belle exposition « Traversées », qu’a organisée la Province de Liège à la Maison provinciale du Limbourg à Maastricht, notre institution provinciale a invité sa voisine néerlandaise à se présenter, pendant trois semaines, à la Maison des Métiers d’Art et à la Maison Renaissance de l’Émulation.

L’exposition présente deux artistes photographes maastrichtois : Chris Keulen (1959 Heerlen) et Perry Schrijvers (1966 Heerlen).


Respectivement en 2011 et en 2015, la Province du Limbourg leur a passé une commande pour brosser un portrait photographique d’une région particulière : Keulen s’est occupé de la zone frontalière entre les deux Limbourg, le pays de Liège et la région d’Aachen ; Schrijvers, lui, a fait des recherches photographiques dans le nord rural du Limbourg.


Chris Keulen est photographe documentaire, travaillant, entre autres, pour les grands quotidiens nationaux néerlandais et internationaux. Il a fait beaucoup de voyages, notamment en Afrique, qui ont résulté en quelques livres et des distinctions à World Press Photo. Depuis plusieurs années, Keulen fait des recherches photographiques dans notre région transfrontalière En 2013, cette aventure « chez lui » a abouti en un livre intitulé Chez nous et quelques expositions autour du même thème. Le diaporama présenté à la Maison des Métiers d’Art offre une large sélection d’images en noir et blanc, faites dans les trois dernières années.


Perry Schrijvers est artiste multidisciplinaire qui, pendant de longues années, a travaillé comme cameraman pour la télévision néerlandaise et a couvert des conflits sociaux, politiques et militaires, notamment au Kosovo. En tant que photographe, il est connu pour ses portraits de jeunes musiciens et autres artistes. Son installation in absentia présente une réflexion sur la notion de la traversée (des pauvres) par l’absence (du propriétaire de la connaissance). Des draps couvrant les meubles et un portrait du Prince-Évêque Velbrück les yeux fermés, symbolisent cette absence. D’autres images nous confrontent avec nous-mêmes, notre espoir et nos angoisses.
L’installation constitue un avant-propos à son exposition de photographies récentes qui sera inaugurée le 24 mars dans le hall d’entrée de la Maison provinciale (dite Gouvernement aan de Maas) à Maastricht.
 

Commissaire de l'exposition : Adriaan Himmelreich, conservateur de la collection d’art du Gouvernement aan de Maas, Maastricht assisté de Caroline Coste, attachée culturelle à la Province de Liège.

Infos pratiques : Traversées #2.

Expositions du 23.02 au 18.03 du lundi au vendredi de 12 à 18H et le samedi de 11 à 17H.

- Chris Keulen : Photographies (diaporama) : Maison des Métiers d'Arts (vernissage le jeudi 23 février à 18H), rue des Croisiers, 7 à 4000 Liège. +32 4 223 87 10, caroline.coste@provincedeliege.be, www.provincedeliege.be

- Perry Schrijvers : In Absentia (installation) : Maison Renaissance de l'É
mulation
(vernissage le jeudi 23 février à 19H), rue Charles Magnette 9 à 4000 Liège. +32 4 223 60 19, soc.emulation@skynet.be, www.emulation-liege.be

Entrée libre.



Olivier Pe : Deux livres, douze poemes et autres non-dits

Du 18-01-2017 au 21-01-2017

Dessins et nouvelles publications
Avec la participation de Daniel Meyer

En ce début d'année 2017, la Société libre d'Emulation vous propose une exposition-focus d'une semaine sur le travail d'Olivier Pé.
Et c'est sur un aspect particulier de la production de cet artiste que nous souhaitons attirer votre attention.
En effet, à cette occasion, Olivier nous présentera deux livres où son geste de peintre entre en résonance avec l'écriture poétique :
Le premier, « Lisière de l’absence », contient des poèmes extraits du recueil Manuel des agonisants (1992) du poète François Jacqmin.

Le second, « de l’aubier, le sentier » (à la mémoire de Jean-Philippe Dauphin) est, quant à lui, une collaboration étroite avec Daniel Meyer qui y a inscrit les mots.

Outre ceux issus de ces deux recueils seront exposés d’autres dessins anciens ou récents ayant en commun un lien direct avec la question de l’écriture et du livre.

Ce projet d’exposition met donc en exergue l’importance de cette question et de la poésie au sein de la pratique de l’artiste. Elle est comme un éclairage sur cette proposition : « le dessin est une écriture qui donne à voir, comme on lit, le déploiement du poème ».

Infos pratiques :

Olivier Pé

Deux livres, douze poèmes et autres non-dits
Dessins et nouvelles publications
Avec la participation de Daniel Meyer

Présentation du livre « Lisière de l’absence »
Textes de François Jacqmin (extraits du Manuel des agonisants, 1992) ; dessins d’Olivier Pé
Présentation du livre « de l’aubier le sentier » (à la mémoire de Jean-Philippe Dauphin)
Textes de Daniel Meyer ; dessins d’Olivier Pé

Exposition à la Maison Renaissance de la Société libre d’Émulation, 9 rue Charles Magnette à 4000 Liège du mercredi 18 au samedi 21 janvier 2017 de 14H à 18H.
Vernissage et présentation des livres le mercredi 18 janvier de 18H à 20H30.
Entrée libre.

 

 



Brigitte Closset, Armand Silvestre : Echanges.

Du 16-11-2016 au 17-12-2016

Du 17 novembre au 17 décembre 2016 (vernissage le 16 novembre), la Société libre d’Émulation accueille Échanges, une exposition de plusieurs œuvres réalisées en commun par Brigitte Closset et Armand Silvestre.
Elle témoigne de la belle connivence qui unit ces deux artistes à partir de 2004 alors qu’Armand Silvestre était déjà à l’automne de son existence. Cette relation deviendra rapidement de plus en plus soutenue au fil de conversations, soupers, visites d’exposition, etc.

Les deux amis se retrouvent autour d’interrogations sur la pratique artistique, l’isolement qu’elle sous-entend et ils en arrivent finalement à cristalliser une approche commune autour des « oves », cette forme simple que Brigitte Closset aborde de manière obsessionnelle.

Voici comment elle évoque cette collaboration :
« Cette forme primaire (qui est d’ailleurs présente de manière structurelle dans plusieurs de ses œuvres), il me propose un jour de se l’approprier pour se replonger, après un très long silence dans une recherche à quatre mains.
Un dialogue pictural se réalise sereinement au fil du temps et de nos rendez-vous. Il construit les bases, me propose des fonds, des supports, des couleurs, des techniques, des ébauches qui me déconcertent.
Malicieux, il fait alors bouger les lignes de mes propres peintures.
Ce soubresaut artistique et son altruisme vont m’aider à « ouvrir » mes investigations sur cette forme récurrente.
Pari tenu…
Ses questions autour de mon travail et son esprit ouvert, affûté et généreux nous lient désormais profondément… »

Nous vous invitons à venir découvrir ces recherches à 4 mains qui témoignent de cette complicité.
Témoin également, le livre Armand Silvestre : aquarelles, dessins, peintures dont Brigitte Closset a porté le projet avec ténacité depuis la disparition de l’artiste en 2007 et qui, grâce à l’intervention d’amis et de mécènes institutionnels, sera présenté lors du vernissage.

Voici les infos pratiques :

Brigitte CLOSSET, Armand SILVESTRE : Échanges.
Exposition du 17 novembre au 17 décembre 2016 du mercredi au samedi de 14H à 18H à la Maison Renaissance de la Société libre d’Émulation, Rue Charles Magnette 5 et 9 à 4000 Liège.
Vernissage et présentation du livre Armand Silvestre : aquarelles, dessins, peintures le mercredi 16 novembre de 18H à 20H30.
Entrée libre.
Contacts :
Tél. :
+32 (0)4 223 60 19
Courriel : soc.emulation@skynet.be
http://www.emulation-liege.be
facebook
 



Velvet Underground MCMXCIII NY Rehearsals. Photographies de Renaud Monfourny.

Du 20-08-2016 au 15-09-2016

Dans le cadre du OFF de la Biennale de l'Image Possible 2016, la Maison Renaissance de notre association accueille, du 20 août au 15 septembre, l'exposition : Velvet Underground MCMXCIII NY Rehearsals. 

Organisée par les Éditions du Caïd pour la parution d'un ouvrage du même nom dans le cadre des 10 ans du label Freaksville Records, cette exposition présente des photographies de Renaud Monfourny qui documentent les répétitions new-yorkaises du Velvet Underground précédant la tournée de reformation du groupe en 1993.

Seul photographe présent lors de ces répétitions, voici comment il évoque cet épisode :

« Prélude à la grande reformation du Velvet Underground pour une tournée mondiale, j’ai eu la chance de passer deux jours en avril 1993 dans l’intimité des dernières répétitions américaines, dans un studio new-yorkais équipé en configuration salle de concert.
De la tension, de l’émotion, et surtout l’incroyable sensation de voir se remettre en route un son inédit, celui inventé par Lou Reed, John Cale, Sterling Morrison et Maureen Tucker. J’avais également eu la chance de frissonner à la Fondation Cartier en 1989 pour les premières retrouvailles depuis la dissolution du groupe où ils avaient interprété Heroin. Mais là, ce fut une déflagration, un moment égoïste de jouissance musicale... par l’un des groupes les plus mythiques et novateurs du rock ».

Venez découvrir la série de clichés témoins de ces instants rares :

Velvet Underground MCMXCIII NY Rehearsals
Photographies de Renaud Monfourny.

Exposition du 20 août au 15 septembre 2016 du mercredi au samedi de 14H à 18H.
Vernissage et présentation du livre en présence du photographe le samedi 20 août 2016 à 15 H.
Finissage le jeudi 15 septembre à 18H.
ENTRÉE LIBRE

 

 

 

 



Exposition de travaux d’etudiantes en bande-dessinee de l’Academie Royale des Beaux-Arts, ecole superieure des Arts de la Ville de Liege : Anais Longatte et Manon Melon.

Du 10-06-2016 au 23-06-2016

C’est pour la quatrième fois que la Société libre d’Émulation accueille l’Académie Royale des Beaux-Arts, École supérieure des Arts de la Ville de Liège, pour une exposition clôturant l’année académique.


Et c’est au tour de l’option Bande-Dessinée de nous envoyer deux étudiantes, Anaïs Longatte et Manon Mélon, qui nous présentent ici leurs travaux de jury de fin de cycle, tous deux marqués par un subtil équilibre entre force graphique et puissance narrative.

Voici comment elles présentent leurs travaux :

- Anaïs Longatte :

« Le récit est inspiré de mon enfance passée à Droixhe.
Ici, les tours sont encore droites mais prêtes à disparaître.

Le regard de trois personnages nous donne des indices sur leur état d'esprit mais aussi sur mes sensations et souvenirs.
L'ambiance est tantôt nostalgique, tantôt dramatique.

Après des recherches au fusain, j'ai choisi la précision et les nuances d'un simple crayon. Le format carte postales m'aide à rendre le côté intimiste et cinématographique. »


- Manon Mélon :

« J'aime les sujets personnels, des histoires courtes. Dans celles-ci, je joue avec les compositions dans les cases. J'aime travailler le motif, voir ce qu'il peut exprimer quant à l'espace qu'il prend, jouer sur les contrastes, la plupart du temps en noir et blanc. Je dessine très souvent des portraits, j'ai beaucoup observé et fait des croquis pour travailler les visages.

Pendant mon cursus, j'ai pu tester différents outils tels que le pinceau, la plume, les feutres. Cherchant à travailler ma technique en affinant mon trait. Après avoir travaillé dans différents formats, il s'est avéré que le petit format est celui qui me convient le mieux. J'y trouve une intimité, une proximité entre le dessin et son spectateur, car il faut s'en approcher pour observer le moindre détail.
Je trouve mon inspiration dans les livres que je lis, les films et clips que je regarde. Ils sont souvent empreints de nostalgie, de poésie. »

Venez découvrir les univers singuliers de ces deux jeunes artistes lors de cette exposition qui clôturera également notre saison culturelle.


Rendez-vous à la Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation, rue Charles Magnette 9 à 4000 Liège du samedi 11 au jeudi 23 juin 2016.
Ouvert mercredi, jeudi, vendredi et samedi de 14H à 18H.
Vernissage le vendredi 10 juin 2016 de 18H30 à 20H30.
Entrée libre.
 



FLORENCE FRESON : VOIR, ENTENDRE LA PIERRE

Du 27-04-2016 au 04-06-2016

Du 28 avril au 4 juin 2016, Florence Fréson nous invite à voir et entendre la pierre.


Dans son exposition à la Maison Renaissance de l’Émulation, l’artiste nous dévoile la relation sensible et intense qui la lie depuis longtemps à ce matériau. Et c’est à une approche multi-sensorielle en deux temps qu’elle nous convie.


En tant que sculptrice tout d’abord, Florence Fréson développe une approche plastique où la pierre est travaillée avec une grande sensualité. Elle aborde le matériau brut avec spontanéité et c’est dans une relation libre et instinctive à celui-ci que son travail éclot. Elle griffe, adoucit, burine, incise, entaille, angule, sculpte et révèle le calcaire de Meuse, le schiste ou le petit granit auxquels elle se confronte.
Elle nous invite à découvrir les étapes récentes de ses recherches sculpturales, développées en petites dimensions, avec toujours les mêmes axes comme le travail en surface qui est une constante, la sérialité qui appelle la différence et la répétition, et des tentatives de géométrie qui resurgissent régulièrement.
Bien qu’elles puissent sembler similaires au sein d’un même ensemble, ces pièces gardent cependant toujours une véritable unicité. Elles ne donnent aucunement une impression mécaniste mais font au contraire apparaître des frémissements singuliers, une forme d’énergie, de vibration unique et enfouie qui serait dévoilée par le dialogue de l’artiste avec la matière.

Cette vibration de la pierre, Florence Fréson la révèle aussi à nos oreilles. En effet, depuis le passage de preneurs de sons à l’atelier alors qu’elle était étudiante, elle a découvert à quel point le minéral était porteur d’un potentiel acoustique. Depuis lors, grâce à diverses rencontres - et notamment la complicité qu’elle noue avec Tony di Napoli qui lui apprend comment accorder les pierres -, un pan important de son travail est consacré à la facture de lithophones. Suivant la densité des matériaux, leurs mises en forme et la manière dont on les attaque, ces instruments développent une palette sonore aux variations insoupçonnables.
La dimension plastique et formelle reste présente dans ces réalisations mais ce sont surtout le timbre, l’amplitude et la résonance de même que le plaisir du jeu qui priment. Florence Fréson nous encourage d’ailleurs à l’expérimenter dans son exposition en laissant certains de ses lithophones à portée du visiteur.


Vous aurez par ailleurs l’occasion d’entendre ces dispositifs lors d’un concert que le collectif Lithos (dont les membres ont tous été initiés à la sculpture de pierres sonores par Florence Fréson) qui aura lieu le samedi 30 avril à 20H à la Salle académique de l’ULg.
Il sera précédé à 19H d'une conférence de Pierre Noiret, Chargé de Cours à l'ULg, sur les instruments de musique de la préhistoire.

En outre, deux rencontres seront organisées en mai en rapport avec cette exposition : 

- Le samedi 21 mai dès 14H30 : Florence Fréson et Laurence Van Nypelseer vous feront découvrir, lors de petites impros, les sonorités des différentes pierres et, ensuite, vous inviteront à vous joindre à elles pour - vous aussi - vous confronter à ces sons originels : à 15h, pour enfants accompagnés des parents, à 16h ouvert aux plus grands, maximum 8 personnes à la fois.

- Le samedi 28 mai à 16H : Les son des pierres , pourquoi, comment ?
Les pierres vibrent quand elles sont stimulées, par des mailloches, par d’autres pierres, par les mains… et le son se propage dans l’air environnant.
Dans la matière « pierre », la vibration crée des ondes stationnaires. Leur amplitude est maximale dans les « ventres » de la vibration, et minimale aux « nœuds » de vibration. On peut aussi accorder les pierres, en fonction de leur longueur ou de leur épaisseur, et imaginer alors des instruments en pierre (lithophones). Tout un programme !
A découvrir en l’expérimentant…
- Dominique Gallez, physicienne vous entretiendra de la théorie des ondes, leur transmission dans les solides.
- Philippe Thomas,
ingénieur curieux, vous fera part de ses recherches, de calculs, des modes propres dans les lames et de ses essais de gammes.
- L’intervention de Jean-Bernard Rauzer, ingénieur du son, s’articulera autour de mesures pour l'accordage, de partiels et d'harmoniques
 


L’univers de Florence Fréson, interrogation subtile et originale sur l’interaction entre l’homme et la matière, qu’elle soit visuelle ou sonore, s’offre donc à nous de fin avril au début du mois de juin.


En voici les informations pratiques :
Florence Fréson : Voir, entendre la pierre
Exposition du 28 avril au 4 juin à la Maison Renaissance de la Société libre d’Émulation, rue Charles Magnette 9 à 4000 Liège, du mercredi au samedi de 14H à 18H (fermée le jeudi 5 mai).
Vernissage le mercredi 27 avril de 18H à 20H30.

Concert de musique de pierre par le collectif LITHOS (20H) précédé d’une conférence de Pierre Noiret, Chargé de Cours ULg, sur les instruments de musique de la Préhistoire (19H) le samedi 30 avril à la Salle académique de l’ULg, Place du 20-Août 7 à 4000 Liège.
Expo : entrée libre
Paf concert et conférence : 10€ ; membres de l’Emulation et Alumni ULg (sur présentation d’une carte) 8€ ; étudiants (sur présentation d’une carte) : 5€.
Réservation souhaitée : soc.emulation@skynet.be et +32 (0)4 223 60 19.
Pour en savoir plus :
http://www.art-info.be/artistes/freson-florence
www.lithos-music.be
 



Sophie legros : promenade dans un point d'interrogation.

Du 09-03-2016 au 16-04-2016

Du 9 mars au 16 avril 2016, la Société libre d’Émulation accueille une exposition de Sophie Legros intitulée Promenade dans un point d’interrogation.
Peintre, dessinatrice, sculptrice, pratiquant l’installation, Sophie Legros est une plasticienne dont la démarche, à la fois protéiforme et cohérente, est d’abord une affirmation du travail artistique comme mode d’expression d’une énergie vitale libre et spontanée, d’une pulsion existentielle liée à l’acte de création et aux contingences qu’il peut rencontrer.
Il en découle des réalisations qui brouillent un certain nombre de préconçus que nous pouvons avoir quant à l’idée d’œuvre d’art. Chez elle, le travail ne s’exprime pas en termes de finitude mais en termes de processus et de diversité des possibles. Dès lors, l’exposition d’étapes de recherche ou de matériaux bruts peut participer de l’œuvre et questionner la notion d’achèvement que le spectateur peut avoir de celle-ci. De même la superposition ou l’éclatement des surfaces et des contours brouille l’idée de limite, de cadre ; et ce tant dans le plan que dans l’espace…
Ainsi, dans l’environnement historique et donc forcément chargé et connoté de notre Maison Renaissance, l’intervention de Sophie Legros rebat-elle les cartes de notre perception. Par un jeu sur les notions intérieur-extérieur, ouvert-fermé, nature-culture, elle fait de notre bâtiment un terrain d’expérience où l’espace clos devient horizon, le mur ouverture, la salle forêt, le bâti vivant. De cette manière, Sophie Legros crée une brèche, un environnement qui décloisonne notre cadre de vie et c’est dans l’interrogation de notre rapport au monde qu’elle nous emmène en voyage pour notre plus grand plaisir.
Voici les informations pratiques relatives à cette exposition :
Sophie Legros
Promenade dans un point d’interrogation.
Exposition du 10 mars au 16 avril du mercredi au samedi de 14 heures à 18 heures à la Maison Renaissance de la Société libre d’Émulation, Rue Charles Magnette 9 à 4000 Liège.
Vernissage le mercredi 9 mars 2016 de 18 heures à 20 heures 30.
Entrée libre.

 



PHILIPPE HERBET : EXPOSITION ET CAUSERIE AUTOUR DU LIVRE LES FILLES DE TOURGUENIEV.

Du 17-02-2016 au 20-02-2016

C’est un habitué de l’Emulation que nous accueillons le mercredi 17 février 2016 à 18 heures à notre Maison Renaissance.
En effet, Philippe Herbet, dont nous avions déjà eu le plaisir d’exposer le travail en 2010, nous revient pour la présentation de son dernier livre : Les Filles de Tourgueniev.
C’est donc à nouveau vers la Russie que les déambulations de Philippe Herbet nous amènent pour nous plonger dans l’intimité de rencontres avec ces jeunes femmes à la fois romantiques et volontaires, introverties mais aussi rebelles et passionnées, se voulant ou étant réellement en marge de la marche de l’histoire, à l’image des héroïnes de l’auteur de Pères & Fils.
Dans son livre, Philippe Herbet alterne les portraits de ces jeunes femmes, incarnations d’une certaine forme de russité, avec des photos d’éléments qui participent de leur environnement quotidien.
Ces images, traitées avec une grande maîtrise plastique et une référence assumée à la peinture de la Renaissance, aux Préraphaélites et aux Intimistes hollandais du XVIIe Siècle nous révèlent à la fois l’intensité de ces personnalités mais aussi leur univers que l’approche poétique et nostalgique de Philippe magnifie.
Le texte en anglais, narrant, en contrepoint à l’image, le moment des rencontres, accentue encore la sensibilité de l’ouvrage qui, à peine la première page ouverte, extrait le lecteur de son quotidien pour l’amener dans cet univers sensible et hors du temps de ces filles de Tourgueniev.
Pour cette occasion, Philippe Herbet nous donnera une petite causerie chaleureuse au sujet de ce projet.
Une exposition présentant un ensemble de clichés sur cette thématique sera par ailleurs visible lors de cette soirée et pour les trois jours qui suivront dans ce qu’on pourrait qualifier de ‘semaine russe’ de l’Émulation.
En effet, en écho à ce travail et pour l’occasion, notre amie Bernadette Bouhy proposera les 19 et 20 février une lecture de trois grandes poétesses russes happées par l’histoire tourmentée du début du 20e Siècle:
- Marina Tsvetaïeva
- Anna Akhmatova
- Nina Berberova
Vous trouverez ci-dessous un texte de Philipe Herbet à propos de son travail et voici les informations pratiques :


PHILIPPE HERBET : EXPOSITION ET CAUSERIE AUTOUR DU LIVRE "LES FILLES DE TOURGUENIEV"
Ouvrage paru aux éditions Bessard : http://www.editionsbessard.com/brand/philippe-herbet/
Vernissage et causerie le mercredi 17 février 2016 à 18 heures à la maison Renaissance de la Société libre d’Émulation, Rue Charles Magnette 5 et 9 à 4000 Liège.
Exposition du 18 au 20 février 2016 de 14 heures à 18 heures.
Entrée libre.


Lecture de Bernadette Bouhy : Marina, Anna et Nina le vendredi 19 février à 19 heures 30 et le samedi 20 février à 15 heures. PAF : 5€.
Infos et réservations pour la lect:

Tél. : +32(0)4/223 60 19 +32(0)4/223 62 05
Fax : +32(0)4/223 62 05
soc.emulation@skynet.be
emulation.liege@skynet.be

 

 



pdf PHILIPPE HERBET : EXPOSITION ET CAUSERIE AUTOUR DU LIVRE LES FILLES DE TOURGUENIEV..pdf

Marie-Therese Vercheval : la reliure et mes Maîtres Mireille Poulet et Edgard Claes.

Du 21-01-2016 au 19-03-2016

Du 21 janvier au 19 mars 2016, les Collections artistiques de l’Université de Liège s’associent à la Société libre d’Émulation pour l’exposition « Marie-Thérèse Vercheval. La reliure et mes Maîtres : Mireille Poulet et Edgard Claes. »
Marie-Thérèse Vercheval, en plus d’avoir œuvré pour la Société libre d’Émulation pendant de nombreuses années, est une relieure d’art accomplie.
Son activité au service du livre est aujourd’hui mise à l’honneur dans une exposition rétrospective où se dessinent les traits particuliers qui caractérisent cette femme d’engagement.
Sa démarche artistique révèle les ressorts d’une personnalité plurielle en quête à la fois de liberté et de perfection formelle, aspirant à la modernité mais respectueuse de la tradition, cherchant l’aventure et de nouveaux chemins sans pour autant renier les fondamentaux.
De là découle un travail singulier où la pureté de la ligne, de la forme et la modernité des matériaux créent une résonance, un dialogue avec l’univers livresque qu’il protège.
Par ailleurs, consciente de la dimension de transmission inhérente à son travail, du poids des rencontres dans la détermination des parcours, l’artiste a tenu à associer ses maîtres à son exposition car, comme elle le dit elle-même : « sans eux, je ne serais pas là ! ».
Le visiteur aura donc le plaisir de découvrir, outre les créations de Marie-Thérèse Vercheval, des pièces de la liégeoise Mireille Poulet et d’Edgard Claes, moine Croisier œuvrant aux Pays-Bas, qui, chacun avec leur personnalité propre, pratiquent l’art de la reliure avec une maestria tant technique que formelle.
Et ce sont donc trois univers complices que vous pourrez découvrir à l’occasion de cette exposition dont la scénographie a été confiée à Nicolas Wolkenar et Paul Wagelmans.

Voici les informations pratiques :
Marie-Thérèse Vercheval
La reliure et mes Maîtres
Mireille Poulet et Edgard Claes
Exposition à la Galerie Wittert de l’Université de Liège, Place du 20-Août, 7 à 4000 Liège.
Du 22 janvier au 19 mars 2016 du lundi au vendredi de 10 à 12 heures 30 et de 14 à 17 heures, le samedi de 10 à 13 heures.
Vernissage le jeudi 21 janvier 2016 à 18 heures.
Fermée les 8 et 9 février 2016.
Entrée libre.
Une collaboration :

Université de Liège
Galerie wittert
Place du 20-Août, 7 – 4000 Liège
Tél. 04/366.56.07
www.wittert.ulg.ac.be

Société libre d’Émulation asbl
Rue Charles Magnette 5 et 9 – 4000 Liège
Tél 04/223.60.19
www.emulation-liege.be

 



MARIANNE PONLOT & GRAZIELLA VRUNA : PARURE ?

Du 12-11-2015 au 19-12-2015

Du 13 novembre au 19 décembre 2015, la Maison Renaissance de la Société libre d’Émulation accueille Parure ?, une exposition de Marianne Ponlot et Graziella Vruna.

Organisée par la section Beaux-Arts, elle présente des travaux touchant à cette thématique comme une interrogation textile autour de la fonction de l’ornementation, de l’embellissement mais aussi de son dépassement.


Les exposantes nous livrent chacune des projets qui révèlent des regards singuliers sur cette notion renvoyant à un questionnement auquel nous sommes tous confrontés et qui, pour les artistes, est de tout temps d’une particulière acuité : la dialectique, faite de contrastes et complémentarités, entre être et paraître.


En effet, la parure, objet esthétique, est porteuse de messages… elle révèle un caractère, un statut social, parfois même une appartenance ethnique ou philosophique.


Image projetée au monde et dont le monde s’empare, elle peut par ailleurs être une barrière protectrice, un cocon bienfaisant ou, à l’inverse, un carcan enfermant l’individu dans des archétypes poisseux et restreignant jusqu’à son univers mentale.


Elle n’est en tout cas jamais neutre mais toujours porteuse d’histoires.


Nous vous proposons de venir en découvrir quelques-unes à travers les installations des deux créatrices !


Vous trouverez ci-dessous des textes illustrant chacune des deux démarches et voici les informations pratiques :
Parure ?
Exposition de Marianne Ponlot et Graziella Vruna à la Maison Renaissance de la Société libre d’Émulation :
Vernissage le jeudi 12 novembre de 18H à 20H30.
Exposition du 13 novembre au 19 décembre du mercredi au samedi de 14H à 18H.
Entrée libre.
 



pdf MARIANNE PONLOT & GRAZIELLA VRUNA : PARURE ?.pdf

UNE MAiSON : EXPOSITION D'ETUDIANTS EN ILLU/BD DE L'ESA SAINT-LUC LIEGE

Du 16-09-2015 au 17-10-2015

Du 16 septembre au 17 octobre 2015, la salle d’exposition de notre association accueille les œuvres d’étudiants en illustration et bande-dessinée frais émoulus de l’École supérieure des Arts Saint-Luc Liège.
Cette exposition est l’aboutissement d’un projet de collaboration entre nos deux institutions. L’idée était la suivante : amener des étudiants de dernière année à réaliser un projet individuel autour de notre Maison Renaissance et sélectionner les travaux les plus aboutis pour les exposer au cœur même du lieu qui les a inspirés.
Et nous n’avons pas été déçus. De cette maison, à la fois ancienne aile de couvent, petit bijou d’architecture 17e, siège de notre administration, de notre bibliothèque et lieu de nos expositions, les jeunes artistes ont extrait une sève étonnante.
Les projets présentés, souvent surprenants et de très belle facture, révèlent un foisonnement d’inventivité, une grande diversité d’approches et une curiosité pour des techniques et des moyens d’expressions très variés. Loin de pistes convenues, ils nous ont étonnés mais aussi interpellés par la singularité des regards posés sur notre maison et le miroir qu’ils nous renvoient. Nous sortons plus riche de ce processus d’échanges et de tout cet imaginaire que nos murs et notre histoire ont réussi à éveiller dans le chef de ces jeunes créateurs.
Dans ce foisonnement, le choix fut rude et, si les pièces qui ont semblé les plus accomplies au jury se déploieront dans nos vitrines, cimaises et feront l’objet d’une publication par la Province de Liège, Saint-Luc a aussi voulu valoriser d’autres travaux. Ils seront montrés pendant une période plus brève, juste en face de la Maison dont ils sont le sujet, chez nos voisins du Cercle royal des Beaux-Arts.
Venez découvrir cette exposition qui, si vous avez l’habitude de fréquenter notre maison, vous la fera voir sous un jour nouveau et, si ce n’est le cas, vous la fera découvrir dans une mise en abîme passionnante.

Informations pratiques :

Une Maison…
Exposition d’étudiants en ILLU/BD de l’ESA Saint-Luc Liège.
- Exposition des lauréats à la Maison Renaissance de la Société libre d’Émulation, Rue Charles Magnette 9 à 4000 Liège, du 17 septembre au 17 octobre 2015, du mercredi au samedi de 14H à 18H.
- Travaux d’autres étudiants au Cercle royal des Beaux-Arts, Rue Sœurs de Hasque 1A à 4000 Liège, du 17 septembre au 3 octobre 2015, du mercredi au samedi de 14H à 18H.
- Vernissage commun le mercredi 16 septembre 2015 de 18H à 20H30.
- Entrée libre.
 



Projection et debat : Jean-Paul Fargier : Bill Viola, l'Experience de l'Infini.

Du 08-10-2015 au 08-10-2015

À la suite du soutien apporté au festival EUROVIDEO 2015 en mars dernier au Théâtre de Liège, la Société libre d’Émulation poursuit sa collaboration avec Vidéographies et vous convie à la projection, suivie d’un débat en présence du réalisateur, du film de Jean-Paul FARGIER : « Bill Viola, Expérience de l’Infini».
Réalisé à l’occasion de la grande exposition Bill Viola qui eut lieu l’année dernière à Paris au Grand-Palais, ce film nous plonge dans la démarche et les préoccupations de cet artiste américain qui peut sans conteste être considéré comme une des figures majeures de l’art contemporain.
Ses œuvres d’une grande maîtrise plastique et technique sont empreintes d’émotions mais aussi de questionnements spirituels et ontologiques. Elles sont autant de jalons pour l’art vidéo dont Viola tire la quintessence par un usage de l’image et du son mais aussi des notions d’espace et de temporalité propres à ce médium. Son travail est mondialement reconnu et lui a valu de nombreuses distinctions dont le titre de Docteur Honoris Causa de l’Université de Liège.
Le film de Jean-Paul Fargier nous donne à voir des extraits de ses œuvres, des commentaires d’experts et de critiques d’art renommés dont Jérôme Neutres, commissaire de l’exposition du Grand-Palais, mais surtout une rencontre avec l’artiste dans son atelier de Los Angeles en compagnie de sa compagne et collaboratrice Kira Perov.
Cinéaste, vidéaste, critique d’art, enseignant, journaliste et expert des médias, Jean-Paul Fargier est certainement l’un des meilleurs connaisseurs francophones du travail de Bill Viola. Maître de Conférences à l’Université de Paris 8, il est notamment spécialiste de l’art vidéo et, outre une impressionnante filmographie, a écrit, entre autres, des ouvrages sur Jean-Luc Godard, Nam June Paik, le photographe Laurent Millet et de nombreuses réflexions sur les liens entre cinéma, vidéo, télévision, arts plastiques, danse, théâtre, musique et littérature. Après la projection, vous aurez le loisir de discuter avec lui autour du film et des questions qu’il soulève.
Infos pratiques :
« Bill Viola, Expérience de l’Infini. »
Projection et débat en présence du réalisateur Jean-Paul FARGIER.
Le jeudi 8 octobre 2015 à 18H à la « Salle Mosane Bill Viola » du Palais des Congrès de Liège.
Entrée libre.
 



EXPOSITION DE L'ATELIER DE SCENOGRAPHIE DE L'ACADEMIE ROYALE DES BEAUX-ARTS DE LIEGE.

Du 11-06-2015 au 20-06-2015

Depuis maintenant 3 ans, la Société libre d'Emulation clôture sa saison d'expositions en accueillant des travaux d'étudiants de l'Ecole supérieure des Arts de la Ville de Liège.

Cette année, c'est à l'Atelier de Scénographie que nous confions la salle de notre Maison Renaissance.

Deux types de travaux s'y succèderont :

- Les jeudi 11 et vendredi 12 juin de 14H à 18H, vous pourrez découvrir un petit Bovaryvarium, créations libres d'objets autour de l'oeuvre de Gustave Flaubert. 

- Du mercredi 17 au samedi 20 juin de 14H à 18H, ce sont des maquette d'artistes, reflets d'une réflexion sur l'autobiographie, qui prendront le relais. Ces travaux donneront lieu à un vernissage le mercredi 17 juin de 18H  à 20H30.

Comme pour toutes nos expositions, l'entrée est libre et nous espérons avoir le bonheur de vous y croiser.



Ronald Dagonnier : Sismotherapie/ Electrochocs

Du 06-05-2015 au 06-06-2015

Du 7 mai au 6 juin 2015 (vernissage ouvert à toutes et tous le 6 mai de 18H00 à 20H30), la Société libre d’Émulation invite le vidéaste et plasticien Ronald Dagonnier à investir la Salle des Pieds Légers du Théâtre de Liège.
Pour ce faire, il convoque une figure qui fait sens dans ce lieu de théâtralité et qui, par ailleurs, le touche depuis l’adolescence : Antonin Artaud.
Par le biais de techniques avancées de modélisation et d’impression 3d, de mapping et de projections vidéo, Ronald Dagonnier redonne vie à cette figure majeure de la culture du 20ème siècle pour qui la création devait s’incarner totalement avec rage et excès.
Les installations présentées restituent une partie de ce douloureux emportement. En effet, Ronald Dagonnier fait apparaître l’auteur du Théâtre et son double de manière saisissante. Par un jeu de projections sur plusieurs couches de matière, son visage modélisé se concrétise et s’anime dans l’espace. Le vidéaste nous fait également entendre mais aussi voir la voix du dramaturge au travers d’un jeu saccadé et subtil de lumières appliquées sur des formes d’onde en mouvement, représentations graphiques tridimensionnelles d’extraits d’une émission radiophonique : Pour en finir avec le jugement de Dieu. Il crée ainsi une exposition qui, par la combinaison des techniques utilisées, n’est pas sans évoquer l’idée d’un spectacle total cher à Artaud.
Total, ce spectacle l’est également par la richesse des sens et des paradoxes qui la sous-tendent.
Il y a tout d’abord l’emploi d’une technologie de pointe pour mettre en exergue la critique du dramaturge envers une modernité technique artificielle et productiviste à outrance. De fait, les mots d’Artaud mis en avant dans ces dispositifs sophistiqués sont tout entiers tournés vers une dénonciation de ces « ignobles ersatz synthétiques où la nature vraie n’a que faire ».
En outre, ces systèmes sont mis en branle par les mouvements du public. Là aussi, la technologie tant décriée par Artaud réalise pourtant sa prémonition d’un art total impliquant directement le spectateur.
Par ailleurs, la présence de formes d’ondes matérialisant la transcription électrique de la voix du dramaturge et le fait même que, pour que tout cet environnement fonctionne, l’électricité soit nécessaire, souligne une forme schizophrénique qui fait en outre écho à la condition psychiatrique d’Artaud. Cela rentre non seulement en contradiction avec sa dénonciation, d’une modernité factice et violente, d’une société machinique, mais fait également écho aux terribles séances d’électrochocs qu’il a subies pour traiter ses problèmes mentaux ; sismothérapie qu’il percevait comme un supplice le laissant brisé et anéanti.
Et c’est ce réseau complexe de liens et de paradoxes que Ronald Dagonnier nous livre au travers de son dispositif. En mettant en exergue une critique virulente de la technicité, il se libère de toute forme de servitude ou de complaisance par rapport à ses propres outils. Il concrétise dès lors la gageure d’une exposition qui, par la réalisation d’un oxymore technologique, crée l’expérience d’un enchantement étrange.

INFOS :


Où : Salle des Pieds Légers du Théâtre de Liège.
Place du 20-Août, 16
4000 Liège

Quand : du 7 mai au 6 juin 2015.

Vernissage ouvert à tous : le mercredi 6 mai de 18H à 20H30.

Entrée libre.

Contacts : Société libre d’Émulation,
Rue Charles Magnette 5 et 9,
4000 Liège
www.emulation-liege.be



BRIGITTE CORBISIER : SUR LA TERRE COMME AU CIEL... ARTISTE INVITE : PHILIPPE HERBET.

Du 27-03-2015 au 23-05-2015

Dans le cadre de la Fête de la Gravure de la dixième Biennale internationale de Gravure contemporaine de Liège, Brigitte Corbisier propose une installation dans la salle d’expositions de la Maison Renaissance de l’Émulation. Elle sera mise en résonance avec des photographies de Philippe Herbet. Par ailleurs, Brigitte Corbisier disposera dans les vitrines des gravures et dessins sur la même thématique de la terre et du ciel.

L'installation est composée de deux carrés de 3,50 m de côté.

Le premier « tapis de sol » est déposé à même le plancher. Il est constitué d’un ensemble de gravures à la pointe sèche sur papiers chinois d’emballage, cousus entre eux.

Le second, « tapis de ciel », est suspendu par des fils en nylon à 2,50 m du sol, en projection horizontale avec le premier. Composé de bandes de tarlatane cousues ensemble pour obtenir une « nappe », des découpes de gravures à la pointe sèche, évoquant le ciel et ses nuages, y sont collées pour être vues en levant la tête.

Voici comment l'artiste présente ce travail : "Toujours fascinée par les traces minérales ou végétales que le sol offre à mon regard ,toujours attirée par les formes en transformation des nuages qui s’écoulent sur le fleuve céleste, j’ai voulu rendre hommage à la terre et au ciel en fixant sur mes plaques de gravures ces moments d’éternité...."

Lieu : Maison Renaissance de l’Émulation, 5 et 9, rue Charles Magnette, 4000 Liège.
Dates : du vendredi 27 mars au samedi 23 mai 2015, du mercredi au samedi, de 14 à 18 heures. Entrée libre.
Vernissage : le mercredi 1er avril 2015, de 18 à 20 heures 30.
Lectures par Bernadette Bouhy: René Char, le poète pulvérisé avec la participation de Jean-Pierre PEUVION, musicien le vendredi 24 avril à 19H et le samedi 25 avril à 15H (PAF 5€).

 



CECILE VANDRESSE : Ouvrez les yeux, fermez les yeux.

Du 12-11-2014 au 20-12-2014

Du 12 novembre au 20 décembre 2014, la Maison Renaissance de la Société libre d'Émulation accueille Ouvrez les yeux, fermez les yeux, une exposition de dessins de Cécile Vandresse.

Voici comment l'artiste présente son travail :

"Ouvrez lez yeux
Fermez lez yeux

Le temps d'un battement de cils
Le temps d'une vie

Le premier regard est toujours perdu, reste la surprise de ce qui advient.

J'ai commencé cette série de dessins à la fin d'un hiver particulièrement long et sombre ; on aurait dit que le printemps ne reviendrait jamais.
Je suis descendue dans le jardin cueillir ce que je trouvais. Il restait quelques plantes insignifiantes séchées par le gel : phlox, lavandes, asters. Je me suis mise à les dessiner sur des calques et à les superposer pour que la lumière puisse les traverser comme à travers des voiles et les laisse apparaître telles des empreintes un peu effacées ou sur le point de l'être. Ils n'ont aucune prétention de savoir-faire malgré leur apparence d'études botaniques. Ils sont plutôt comme des pas dans la neige ou des traces dans le sable, signes qu'une vie est passée par là."

Une œuvre sensible, à la fois forte et délicate ; un travail intense et touchant que nous vous invitons à découvrir.

Infos pratiques :

- Ouvrez les yeux, fermez les yeux, une exposition de Cécile Vandresse à la Maison Renaissance de la Société libre d'Émulation, rue Charles Magnette 5 et 9 à 4000 Liège.

Ouvert du 13 novembre au 20 décembre 2014 mercredi au samedi de 14H00 à 18H00.

Vernissage le mercredi 12 novembre de 18H00 à 20H30.

Entrée libre.

 



PASSAGES / Sonia Sanmartín Vidal

Du 14-06-2014 au 28-06-2014

 Du 14 au 28 juin 2014, la Maison Renaissance de la Société libre d’Émulation accueille Sonia Sanmartín Vidal pour son exposition intitulée PASSAGES.


Passage : « fait de passer, endroit où l'on passe, traversée, petite voie de communication piétonne, fait de faire passer d'un état à un autre, morceau d'une œuvre… ».
Après un séjour Erasmus très enrichissant à l’Académie des Beaux-Arts de Liège, cette étudiante originaire de Valencia (E) décide de rester un an supplémentaire en Cité ardente dans le but d´obtenir son diplôme. Ainsi, Sonia Sanmartín Vidal nous propose l’exposition « Passages », réalisé dans le cadre de son travail de fin d’études, à la Maison Renaissance de la Société libre d´Émulation.
Sonia Sanmartín Vidal considère que « voyager est une action perceptive ». Son projet nous propose une vision très intime de son passage à Liège. L’émotion esthétique de toits qui se découpent dans un ciel « parfois… bleu », un jeu de mémoire comme album des rencontres, la poétique des traces, l’empreinte d’un voyage volontaire.
Son projet, développé à l’atelier de gravure de Maria Pace, recourt à la sérigraphie, technique manuelle de reproduction à base de passages d’encre. Un savoir-faire méthodique et contrôlé en contraste avec la personnalité chaleureuse de l’artiste.


PASSAGES
Sonia Sanmartín Vidal à la Maison Renaissance de la Société libre d’Émulation, Rue Charles Magnette 5 et 9, à 4000 Liège.
Exposition du 18 au 28 juin 2014 du mercredi au samedi de 14H à 18H.
Vernissage le samedi 14 juin 2014 de 14H à 18H.
Entrée libre.



BIP 2014 : Vues de l'esprit.

Du 15-03-2014 au 25-05-2014

 Dans le cadre de la neuvième Biennale internationale de la Photographie et des Arts visuels de Liège Pixels of Paradise : Image et Croyance, la Maison Renaissance de la Société libre d’Émulation a le plaisir d’accueillir (en même temps que nos voisins du Cercle royal des Beaux-Arts) l’exposition Vues de l’esprit.

Cette exposition initiée et mise sur pieds par l’asbl Les Brasseurs – Art contemporains (commissariat : Emmanuel d’Autreppe, Dominique Mathieu, Yannick Franck) propose des exemples historiques rares de photographie spirite à découvrir, notamment issues des collections du Surnateum (Museum d'histoire surnaturelle de Bruxelles) et de l’Institut für Grenzgebiete der Psychologie und Psychohygiene, Freiburg. Œuvres, objets et documents sont proposés en résonance avec un volet contemporain regroupant, autour de thèmes proches, les travaux de plusieurs photographes et plasticiens actuels, belges et étrangers.

Outil par excellence de la retranscription du réel, la photographie a toujours entretenu une fascination et même d’évidentes affinités avec ce qui lui échappait : l’invisible. La fin du XIXe siècle cherchera à capter les auras et les fluides, les ondes et les pensées, les états-limites, le paranormal, les images mentales. La photographie spirite profitera des accidents du hasard et des imprévus de la technique pour entretenir avec l’au-delà des liens prétendument privilégiés, faisant apparaître les fantômes…Nombre de travaux actuels, qu’ils réfèrent explicitement ou non aux essais historiques en la matière, continuent de s’intéresser à cet invisible qui toujours bordera la photographie, à cette croyances en la capacité de l’image à nous mettre en contact avec « l’âme humaine ».

Attention, dans le cadre de la BIP, nos horaires d’ouverture seront exceptionnellement étendus…

Vous trouverez ICI un texte de présentation plus fouilléde cette exposition, ICI une interview du Commissaire Emmanuel d'Autreppe dans l'émission 50 degrés Nord sur la rtbf et voici les informations pratiques :


Vues de l’esprit 

Dans le cadre de la neuvième Biennale internationale de la Photographie et des Arts visuels de Liège Pixels of Paradise : Image et Croyance.

Du 15 mars au 15 mai 2014 du mercredi au vendredi de 13 à 18H et les samedis et dimanche de 10 à 18H (le 15 mars de 14 à 18H).

PRIX D'ENTRÉE :
5 € (entrée simple plein tarif)
3 € (réductions)
2 € (groupes à partir de 10 personnes)
1,25 € (articles 27)
Entrée incluse dans le PASS (20€/15€ réductions) donnant accès à tous les lieux payants.

ADRESSES :
Société libre d’Emulation, Maison Renaissance,
Rue Charles Magnette, 5 et 9
4000 Liège.

Et

Cercle royal des Beaux-Arts,
Rue Sœurs-de-Hasque, 1
4000 Liège.

www.bip-liege.org

http://lesbrasseurs.org/

 Crédit photographique : François Goffin.

 

 



ANIMISMA : Françoise HOTTOIS invite Ludovic DEMARCHE

Du 15-01-2014 au 22-02-2014

Du 16 janvier au 22 février 2014, Françoise Hottois invite Ludovic Demarche à la Maison Renaissance de la Société libre d’Émulation pour une exposition intitulée ANIMISMA.

Au-delà d’une longue amitié unissant les deux artistes, se retrouve en effet dans leurs approches plastiques un certain nombre de préoccupations similaires qui ont poussé Françoise Hottois à convier Ludovic Demarche pour une mise en regard de leurs travaux.

Cette exposition fait notamment suite à des discussions sur la notion d’« habiter », comprise ici au sens d’état de présence. Comme l’indique son titre, les deux artistes ont en commun une vision particulière considérant leur pratique comme créatrice de magie. Pour l’un comme pour l’autre, le processus de création et les réalisations qui en découlent sont autant de moyens de produire de l’enchantement. Le geste concepteur leur procure la possibilité de donner naissance à des univers particuliers. Ces cosmogonies individuelles issues d’une série d’émotions, de rencontres et d’expériences sont en évolution permanente. Habitées par l’énergie et le vécu de l’artiste, les œuvres sont en plus, à leurs yeux, le réceptacle potentiel de la perception du spectateur.
Partageant cette optique où l’œuvre d’art est chargée de facultés révélatrices et subjuguantes, ils nous livrent pourtant des approches formelles très différentes.

Françoise Hottois, pour cette exposition, nous propose deux types d’œuvres. Il y a tout d’abord une série d’aquarelles, toujours au même format carré, représentant, dans une absence de décor et de perspective, des êtres fabuleux. Créatures imaginaires peintes dans une variété de couleurs et évoquant, par moment, les créations pariétales de nos lointains ancêtres, ces figures sont nées de la volonté de l’artiste de tendre à l’essentiel en se départant, autant que possible, de son bagage académique. Ces aquarelles sont le résultat d’une forme de rituel intime, d’exercice de simplification que l’artiste assimile à de la méditation. Il en ressort des figures d’une grande pureté qui évoquent l’enfance et la nature et qui, dès l’abord, viennent chatouiller comme une forme d’imaginaire premier du spectateur.
Á côté de ces aquarelles, traces épurées d’un rituel émotionnel, Françoise Hottois présente également une série de sculptures textiles. Bien que témoignant du même univers, il ressort de ces réalisations une forme d’urgence. Comme pour les aquarelles, ces figures ont une fonction rituelle, presque cathartique… L’artiste y déploie son imaginaire et engendre ainsi les créatures, mais aussi les fétiches, de son propre univers.

Ludovic Demarche, quant à lui, nous propose le dessin d’un personnage en pied. Celui-ci nous renvoie à deux univers partagés entre l’artiste et une personne rencontrée lors de son terrain ethnographique dans les Cévennes. Ce travail réalisé à l’encre est accompagné d’un texte racontant les pérégrinations d’un individu traversant différents espaces imaginés qui nous emmènera de la ville vers une nature fantasmée.
Son dessin aux traits épurés évoque un syncrétisme entre humanisme et enchantement. Teinté d’une dimension autobiographique, les références qu’il y mêle de manière singulière renvoient, dans un style clair et structuré, à une vision réconciliant le poétique et le naturel, l’intérieur et l’extérieur, l’intime et le monde.

Nous vous invitons à découvrir les créations envoûtées et envoûtantes de ces deux artistes dans une exposition dont voici les informations pratiques :

ANIMISMA
Françoise HOTTOIS invite Ludovic DEMARCHE à la Maison Renaissance de la Société libre d’Émulation, Rue Charles Magnette 5 et 9, 4000 Liège
Exposition du 16 janvier au 22 février 2014 du mercredi au samedi de 14H à 18H.
Vernissage le mercredi 15 janvier 2014 de 18H à 20H30.
Entrée libre.

Vous trouverez ICI  un texte de chacun des artistes relatif à cette exposition.

 



EDDY BOLLY : IMPROMPTUS.

Du 06-11-2013 au 14-12-2013

Dans cette série en cours et en noir & blanc, le photographe Eddy Bolly nous invite à suivre ses pas de promeneur citadin.

Son appareil à portée de main, il capte des instants fugaces, petits ou grands moments du quotidien au rythme de ses pérégrinations. Tout attire son regard aux aguets : jeux d’ombres évocatrices, jambes cadencées qui foulent le macadam ; un détail révélateur, un éclairage insolite, un dos qui en dit bien plus qu’un visage.

Grand amateur de Modiano, Eddy Bolly en a gardé un certain goût des ambiances singulières, comme si chaque image, prise au vol, recomposait instinctivement, pièce par pièce, le patient puzzle de vies en quête d’identité.

 

Une exposition à ne pas manquer dont voici les infos pratiques :

EDDY BOLLY : Impromptus

À la Maison Renaissance de la Société libre d’Émulation, rue Charles Magnette, 9 à 4000 Liège.
Du 7 novembre au 14 décembre 2013, du mercredi au samedi de 14 à 18H00.
Vernissage le mercredi 6 novembre 2013 de 18 à 20H30.

Lecture par Bernadette Bouhy : des écrivains, des villes le samedi 23 novembre à 15H.
Entrée libre

 



ANDRE DELALLEAU : DESSINVISIBLES

Du 07-09-2013 au 19-10-2013


Au cœur du travail de l’artiste se trouve une interrogation sur l’espace, le champ et le hors champ, le cadre, la surface, la limite.
A partir de matériaux souvent simples, il investit le lieu. Ces éléments (feuilles de plastique, clous, fils, traits), André Delalleau les combine pour donner à notre perception de l’espace, du champ, une signification autre, étendue.
Il joue avec les surfaces, les traits, les ombres : il les crée, les extraits, les superpose, les remodèle, mais aussi parfois les ignore.
De rien ou presque –la lumière et l’ombre, l’existant et l’absent jouent un rôle fondamental dans son travail- il fait surgir un nouvel espace pictural.
Il en résulte des œuvres aux vertus révélatrice tant pour l’environnement qui se voit ainsi chamboulé, repensé, restructuré que pour le spectateur qui, de ce fait, s’en retrouve transformé.

Une œuvre sensible, réfléchie et poétique à découvrir dans la salle d’exposition de notre Maison Renaissance.

Vous trouverez ICI un texte de l'artiste présentant son travail et voici les informations pratiques :

ANDRE DELALLEAU : DESSINVISIBLES

Du 12 septembre au 19 octobre 2013 du mercredi au samedi de 14H à 18H.

Vernissage le mercredi 11 septembre 2013 de 18H à 20H30.

Preview dans le cadre des Journées du Patrimoine les samedi 7 et dimanche 8 septembre de 14H à 18H.

Entrée libre.


 



Andrea Arus et Fanny Crutzen : Plumes de Mots/ Mots de Plumes.

Du 15-06-2013 au 29-06-2013

Du 15 au 29 juin 2013, la Société libre d'Emulation accueille l'exposition Plumes de Mots/ Mots de Plumes d’Andrea Arus et Fanny Crutzen.

Nous aurons le plaisir de découvrir les travaux de ces 2 étudiantes en fin de cursus à l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège : l’occasion pour de jeunes artistes de se confronter à un public dans un cadre établi et, pour nous, de diffuser de nouveaux talents.

Andrea Arus et Fanny Crutzen sont toutes les deux illustratrices. L’une comme l’autre sont passionnées par la relation qu’il peut exister entre images et écriture, comment elles interagissent, se combinent et se renforcent.

Andrea Arus développe un travail foisonnant, fantastique et inquiétant. Elle nous présente des ouvrages où textes et illustrations contribuent à créer une œuvre totale, un univers sombre, fort et mystérieux peuplé de figures étranges aux confins du réel et de l’irréel.

D’une esthétique très différente, le travail de Fanny Crutzen cultive lui aussi sa part de mystère. Ses livres d’artiste, objets complets alliant plusieurs pratiques artistiques (dessin, collage, broderie etc.) à des textes divers, nous dévoilent une approche sensible, intime et poétique.

Deux artistes au travail singulier et à la personnalité affirmée à découvrir absolument.

Vous trouverez ICI un petit texte que chacune a rédigé pour se présenter et voici les informations pratiques relatives à cette exposition :
ANDREA ARUS/ FANNY CRUTZEN : Plumes de Mots/ Mots de Plumes

Une exposition d’étudiantes de l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège (Ecole supérieure des Arts de la Ville de Liège) à la Maison Renaissance de la Société libre d’Émulation, rue Charles Magnette 5 à 4000 Liège.
Ouvert du 15 juin au 29 juin 2013 du mercredi au samedi de 14 à 18H.
Attention : vernissage le samedi 15 juin de 16 à 19H.
Entrée libre.
 



ANNE DENIS : PEINTURES

Du 02-05-2013 au 08-06-2013

Du 3 mai au 8 juin 2013 (fermeture le jeudi 9 mai), la Société libre d’Emulation a le plaisir d’accueillir les Peintures d’Anne Denis.

Cette artiste nous propose une approche résolument originale où l’art agit comme un révélateur, un moyen de penser et dévoiler le monde.
Le paysage, la nature, l’environnement et leur observation se trouvent au cœur de son travail. Sa peinture est une tentative de captation du réel, mais pas tel qu’il peut apparaître immédiatement. Ses créations sont une quête de l’essentiel et c’est un élan vital que l’artiste veut nous donner à voir. Au-delà d’une volonté de reproduction du visible, Anne Denis, par sa pratique picturale, cherche un moyen de saisir et d’exprimer la nature profonde des choses.
Dès lors, c’est d’un jaillissement d’énergies fondamentales dont témoigne son travail. Il en ressort un foisonnement qui, par delà un apparent désordre, donne à voir des cheminements, des connexions. Dépassant les limites d’un langage formel cantonné à la reproduction, son art devient un moyen d’élargir la pensée et la perception.
Le geste de la main maniant le pinceau est pour elle un procédé supérieur pour appréhender le monde, pour dépasser son ordre apparent et en capter le battement intime, la pulsation profonde, l’énergie rayonnante.
Il est d’ailleurs notable qu’Anne Denis ait abandonné la photographie pour se tourner vers la peinture, art du geste lui permettant de concrétiser ces courants vitaux qui la traverse.
C’est par ce geste, présent, affirmé, fluidifiant qu’elle nous donne accès à ce qui constitue pour elle l’essence de la nature : un bouillonnement primordial auquel nous sommes tous connectés.
Les créations d’Anne Denis témoignent d’une vie libre et foisonnante, d’un réel émancipé des apparences premières, de la forme et de ses limites. Sa peinture est comme un langage augmenté, au-delà des mots ; elle ne donne d’ailleurs pas de titre à ses créations de peur de les enfermer, de les contraindre.
Son mode de création est également symptomatique de ce point de vue : chez Anne Denis, pas de souci de composition a priori : ce qui vient, vient… pas de désir de maîtrise mais la liberté jubilatoire d’une découverte sans cesse renouvelée.
Il en ressort des œuvres foisonnantes, organiques où la matière et les couleurs semblent vibrer et matérialiser des flux, un travail empli d’une énergie singulière que nous vous invitons à découvrir.
Anne Denis écrit également beaucoup : Genèse, un double recueil de textes complétant et éclairant son travail plastique, sera en vente lors de l’exposition. Vous trouverez par ailleurs ICI un texte qu’elle a intitulé J’explore où elle dévoile son approche de la peinture.

Voici enfin les informations pratiques relatives à cette exposition :

ANNE DENIS : Peintures

Exposition à la Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation, Rue Charles Magnette 5 à 4000 Liège.
Du 3 mai au 8 juin 2013 du mercredi au samedi de 14H à 18H.(fermé le jeudi 9 mai)
Vernissage le jeudi 2 mai 2013 de 18H à 20H30.
Entrée libre.
Tél. 04/223 60 19
emulation.liege(a)skynet.be
soc.emulation(a)swing.be
http://www.emulation-liege.be



OLIVIER SONCK : Pb=Au CHANGER LE PLOMB EN ART / CHANGER L'APLOMB EN OR

Du 16-03-2013 au 20-04-2013

Exposition d’Olivier SONCK du 21 mars au 20 avril 2013 (preview le 16 mars et vernissage le 20 mars) dans le cadre de la neuvième Biennale internationale de Gravure contemporaine de Liège.


Ce plasticien hennuyer, professeur de gravure et de sérigraphie, nous offre une œuvre résolument originale.
Son travail est à la croisée des chemins entre approche visuelle et littéraire. Le mot, la lettre, Olivier Sonck les emploie pour leur côté plastique mais ils lui permettent également de se laisser influencer par le langage, l’écrit et de composer des éléments narratifs, des jeux de mots, etc.

A la base de nombre de ses créations : des plaques de plomb ou de cuivre sur lesquelles il estampe des lettres, des mots.

Olivier Sonck crée ainsi des ensembles graphiquement cohérents où se déroule une narration.

Par exemple, le Rêve du Soldat, livre-objet en plomb évoquant, par son aspect, l’univers militaire, nous dévoile aussi précisément que possible un rêve de l’artiste : il s’est retrouvé avec la sensation très concrète d’être un soldat effectuant tout un périple au sortir d’une bataille. C’est le souvenir prégnant de ce parcours onirique, des rencontres qu’il y effectue et du message clair qui le termine qui constitue la substance de cette création.

Des plaques de métal sont également le support de Discovery of Challenger. S’inspirant des catastrophes des 2 navettes spatiales américaines dans les années 80, l’artiste nous livre ici des bribes de récits. Les fragments métalliques qu’il expose sont à l’image des morceaux de carcasses des véhicules spatiaux ramassés par des bénévoles et rassemblés dans un hangar pour reconstituer le schéma de la catastrophe. L’artiste nous fournit des fragments d’histoire et c’est au spectateur-lecteur d’effectuer sa propre reconstitution.

Le métal, d’outil d’impression, devient œuvre imprimée. Ceci renvoie au rôle que ces matériaux (plomb, cuivre,…) ont joué dans l’histoire des techniques d’imprimerie (gravure, typographie,…)
Mais l’artiste s’intéresse par ailleurs à leurs « qualités philosophiques » : la référence à la démarche alchimique est évidente et son travail traduit une volonté de transmutation intérieure essentielle.

Dès lors, ses créations se font les reflets individuels d’une aspiration universelle au changement. Elles sont également le support d’une poésie singulière à découvrir absolument.

Informations pratiques :
Olivier SONCK
Pb=Au
Changer le plomb en art
Changer l'aplomb en or

Une exposition à la Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation, rue Charles Magnette 5 à 4000 Liège du 21 mars au 20 avril 2013 du mercredi au samedi de 14H00 à 18H00.
Preview le samedi 16 mars 2013 de 14H00 à 18H00.
Vernissage le mercredi 20 mars 2013 de 18H00 à 20H30.
Finissage et rencontre avec l’artiste le samedi 20 avril 2013 à 15H00.
Entrée libre.
Tél. 04/223 60 19
soc.emulation@swing.be
emulation.liege@skynet.be
http://www.emulation-liege.be

 



François Jacqmin: l'Œuvre du Regard. L’œuvre graphique de François Jacqmin.

Du 18-01-2013 au 02-03-2013

François Jacqmin est décédé il y a vingt ans, en 1992.

Pour commémorer ce souvenir et célébrer son œuvre, le Comité Jacqmin qui s’est constitué à Liège en janvier 2012 a résolu de mettre en lumière la relation du poète avec les arts plastiques et les artistes.

Aux éditions du Taillis Pré paraît un livre intitulé L’Œuvre du regard, où sont rassemblés les poèmes que François Jacqmin a publiés dans des ouvrages réalisés avec des artistes.

Conjointement, trois expositions sont organisées dans trois lieux emblématiques du monde artistique et littéraire liégeois.

- La Bibliothèque Ulysse Capitaine  donne à voir la plupart des ouvrages dont sont tirés les poèmes de L’Œuvre du regard.

- L’exposition de la Galerie Wittert rend hommage aux artistes qui ont participé avec François Jacqmin à la réalisation d’un livre d’artiste.

- La Société libre d’Émulation présente - du vendredi 18 janvier au samedi 2 mars du mercredi au samedi de 14H à 18H - la production méconnue de l’œuvre graphique de François Jacqmin.
Elle comprend de nombreux essais graphiques, pastels, gouaches, collages, poèmes/affiches et illustrations de textes.
Voici ce qu'en dit le plasticien et ami du poète Daniel Dutrieux :
"De la plume au pinceau il n’y a qu’un pas, que François Jacqmin franchit avec délectation. Les mots deviennent graphies et se conjuguent en couleurs. Crayons, pastels et gouaches se mêlent aux mots. Le fond prend forme et se dissout dans l’écriture. La fraîcheur de sa palette se révèle par contraste avec la noirceur de la nuit.
L’exposition présente un ensemble varié et stimulant d’explorations graphiques qui se sont concrétisées au fil des ans, pour devenir de véritables affiches poèmes, comme il aimait à les qualifier.
Dans sa quête de la plus petite cosmogonie du monde, son livre d’artiste Le Zodiaque en deux mots est probablement l’aboutissement de cette symbiose qu’il tentait de réaliser entre peinture et écriture."

A l'occasion de cette exposition, ce livre fait en deux exemplaires en 1991 est édité en fac-similé en 200 exemplaires, avec la collaboration de la Promotion des Lettres, de la Province de Liège, la Ville de Liège, la Société libre d'Emulation et l'Université de Liège.

Le vernissage de ces événements a lieu le jeudi 17 janvier à 18H à la Galerie Wittert de l'ULg (BÂT. A1, Place du 20-Août, 7 à 4000 Liège) et à 19H à la Maison Renaissance de la Société libre d’Émulation.

Par ailleurs, le samedi 2 février à 15H, Bernadette Bouhy lit des poèmes de François Jacqmin au cœur de l'exposition à la Maison Renaissance de l'Emulation.

Enfin, le samedi 2 mars à la Bibliothèque Ulysse Capitaine un petit-déjeuner (offert sur inscription via la Bibliothèque) est organisé. Cette rencontre présente la genèse des livres d’artistes de François Jacqmin avec ses amis plasticiens.

 

Vous trouverez ICI le dossier de presse relatif à ce projet et voici les informations pratiques pour les différentes expositions :

1. François Jacqmin, les livres d’artistes


Du lundi au vendredi de 14H à 17H.


Lieu : Bibliothèque Ulysse Capitaine.
Adresse : Feronstrée, 120 - 4000 Liège.
Tél : 04 221 94 76
Entrée libre.
www.liege.be/culture/bibliotheque-ulysse-capitaine-buc

 2. François Jacqmin et ses amis artistes

Du lundi au vendredi de 10H à 12H30 et de 14H à 17H30.

Lieu : Collections artistiques (Galerie Wittert)
Adresse : Université de Liège, Place du 20-Août, 7 (bât. A1) - 4000 Liège
Tél : 04/366.56.07
Entrée libre.
www.wittert.ulg.ac.be

 

3. L’œuvre graphique de François Jacqmin

Du mercredi au samedi de 14H à 18H.

Lieu : Société libre d'Emulation, Maison Renaissance.
Adresse : Rue Charles Magnette, 5 et 9 - 4000 Liège, Belgique
Tél. : 04/223 60 19
Entrée libre.



NAUFRAGES : une exposition de Thomas Urban

Du 07-11-2012 au 15-12-2012

Du 7 novembre au 15 décembre 2012, la Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation accueille Naufrages, une exposition de l’artiste liégeois Thomas Urban.

Créateur au style personnel marqué, il nous présente ici une de ses grandes thématiques de prédilection.

En effet, un des aspects marquants de son travail réside dans le fait qu’il aime aller au fond et à fond dans les sujets qu’il explore. De ce fait, il multiplie et démultiplie les créations sur un même thème et, après s’être lui-même abondamment documenté, nous le restitue sous de nombreuses facettes mais toujours avec sa propre vision.

Lorsque Thomas Urban s’attaque à un sujet, il le décortique et appréhende les faits qui le composent avec une rigueur de chercheur. Mais loin de se cantonner à une reproduction réaliste, il en donne une vision marquée de son empreinte stylistique personnelle.

Il en ressort un résultat graphique foisonnant, vibrant. En saturant l’espace de son trait si caractéristique, il parvient à capter l’événement qu’il retranscrit dans une dimension paroxystique. Il dépasse l’anecdotique pour créer des œuvres pleines d’une intense tension dramatique.

Souvent, dans les naufrages, de fabuleuses créatures occupent de grandes surfaces de ses dessins, incarnant la menace, les forces ou circonstances qui mènent à la catastrophe. Ces puissances habitent littéralement l’espace et, grâce à la force que l’artiste leur donne, entraîne une fascination supplémentaire pour le destin tragique des hommes et bâtiments appelés à disparaître aux abysses.

Une oeuvre graphique puissante et singulière à découvrir absolument.

Vous trouverez ICI un texte de l’artiste quant à son travail sur les naufrages et voici les informations pratiques relatives à cette exposition :

Thomas URBAN
Naufrages
Vernissage le mercredi 7 novembre 2012 de 18 à 20H30.
Exposition du 8 novembre au 15 décembre 2012, du mercredi au samedi, de 14 à 18H00 à la Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation, rue Charles Magnette 5 et 9 à 4000 liège.
Entrée libre.

Renseignements :
Société libre d’Emulation
Rue Charles Magnette, 5 et 9.
4000 Liège
Tél. : +32(0)4/223 60 19 +32(0)4/223 62 05
Fax : +32(0)4/223 62 05
Soc.emulation@swing.be
emulation.liege@skynet.be
http://www.emulation-liege.be

 



TATIANA KLEJNIAK : Ça sert d’os.

Du 08-09-2012 au 20-10-2012

Cette jeune plasticienne nous propose un travail d’une rare intensité où transpire sa position de philosophe pétrie d’interrogations sur le réel et la symbolique, sur l’art comme langage doté d’une multiplicité de registres de lectures, vecteur de flux sous-jacents et révélateur qui transperce les apparences pour toucher aux tréfonds de l’individu.
Son travail, où l’engagement est palpable, témoigne de l’importance vitale, presque organique, que revêt à ses yeux la pratique artistique où elle tend à atteindre une dimension à la fois plurielle et universelle.

Vous trouverez ICI un texte de Caroline Coste présentant l’exposition et voici les informations pratiques :

Preview lors des Journées du Patrimoine, les samedi 8 et dimanche 9 septembre de 14 à 18H.
Vernissage le mercredi 12 septembre 2012 de 18H à 20H30.
Exposition du 13 septembre au 20 octobre 2012 du mercredi au samedi de 14H à 18H.
Entrée libre.
 



MICHEL BEINE : UN REVE AMERICAIN ?

Du 10-03-2012 au 21-04-2012

Du samedi 15 mars au samedi 21 avril 2012 (avec une ouverture en preview le 10 mars 2012), la Société libre d’Emulation accueille, dans le cadre du OFF de la huitième Biennale internationale de Photographie et des Arts visuels de Liège, les œuvres de Michel BEINE.

Sous le titre Un rêve américain ?, le photographe liégeois nous invite à parcourir avec lui les routes de son fantasme états-unien.

Il peut paraître étonnant de présenter, dans le cadre d’une biennale consacrée à l’amour, une exposition qui s’attache à ne pas montrer de figure humaine. En effet, dans les photos de Michel Beine se révèlent des détails, des architectures, des objets, des espaces où l’Homme n’apparaît quasiment pas. Elle dévoile pourtant un amour profond, à la fois de l’image, des lieux représentés, mais aussi du destin sous-jacent des êtres qui les ont fréquentés,…

Aboutissements d’une série de voyages effectués au fin fond des Etats-Unis, les photos rassemblées pour la circonstance témoignent de son attachement pour une Amérique idéalisée. Au travers de son appareil, le photographe tisse une relation unique et passionnelle avec ce pays qui le hante.

Au cours de plus de 10 voyages, il a loué des voitures et s’est déplacé sans itinéraire préétabli. C’est en « voyage désorganisé » qu’il a parcouru les freeways, motels et autres lieux emblématiques ou insolites de différents états pour en construire son propre récit instinctif. Et c’est le résultat de ce road-movie impulsif à la recherche d’une Amérique intemporelle qu’il nous révèle.

Les sujets qu’il choisit de représenter sont, de ce point de vue, très révélateurs. Il s’attarde entre autres sur les typographies inscrites, notamment, sur les bâtiments ou encore s’intéresse à ces bâtiments eux-mêmes. Ces éléments, de prime abord anecdotiques, nous parlent par les archétypes qu’ils véhiculent.

Equivalentes d’une madeleine proustienne de l’ « éternel américain », ses images évoquent immédiatement en chacun de nous comme un souvenir incertain et pourtant prégnant. Une Amérique mythique que nous savons révolue et dont le photographe nous présente les ultimes traces.

Elles sont marquées d’un certain nombre de partis pris qui sont autant de révélateurs de la démarche de l’artiste. Le noir et blanc qui accentue les contours et le cadrage au cordeau nous éloignent de la réalité parfois trop crue de l’Amérique d’aujourd’hui. Michel Beine nous montre un monde apparemment dépersonnalisé, un décor en déshérence.

Des devantures de fast-food aux grands espaces de l’Ouest en passant par les carcasses de Chevrolet, le photographe, en prélevant quelques fragments, tels des échantillons, nous emporte au cœur d’une Amérique dont le rêve s’achève dans la solitude.

Son travail nous emmène à la rencontre d’un univers proche de ceux des écrivains Kerouac, Steinbeck, Miller, Stevenson, ou du chanteur Tom Waits. Un rêve américain ?

Pour prolonger la route, nous vous invitons par ailleurs à la rencontre avec l’artiste et à la lecture du 24 mars 2012 à 15 H. Avec le talent qui lui est coutumier, Bernadette BOUHY nous présentera différents textes d’auteurs américains en lien avec le travail de Michel BEINE, tous empreints de cette vision américaine de l’errance.

Infos pratiques :

Un rêve américain ?, exposition de Michel Beine à la Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation, rue Charles Magnette 5 et 9 à 4000 Liège.
Preview le samedi 10 mars 2012 de 14H à 18H.
Vernissage le mercredi 14 mars 2012 de 18H à 20H30.
Exposition du 15 mars au 21 avril 2012.
Les mercredis, jeudis, vendredis et samedis, de 14 à 18H.
Rencontre avec le photographe et lecture d’auteurs américains par Bernadette Bouhy le samedi 24 mars 2012 à partir de 15H.
Entrée libre.
Renseignements :

Société libre d'Emulation
Rue Charles Magnette, 5 et 9
4000 Liège.
Tél. : 04/223 60 19
Tél. /Fax : 04/223 62 05
soc.emulation@swing.be
emulation.liege@skynet.be
http://www.emulation-liege.be

Dans le cadre du Off de la huitième Biennale internationale de Photographie et des Arts visuels de Liège.

Avec le soutien de la Fédération Wallonie Bruxelles, de la Ville et de la Province de Liège.

 



KATHLEEN VOSSEN : Approcher...

Du 18-01-2012 au 25-02-2012

Du 19 janvier au 25 février 2012, la Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation accueille Approcher…, une exposition de l’artiste liégeoise Kathleen Vossen. Elle offre à voir au visiteur une palette large de ses réalisations.

Bien que diverses dans les matériaux et les techniques utilisées, on retrouve dans ses œuvres une série de thématiques récurrentes.

Kathleen Vossen est notamment animée par un questionnement obsédant sur la trace et la volonté de saisir un réel qui semble sans cesse se dérober.

Ainsi, elle s’applique notamment à reproduire méticuleusement des parties de drapés issus d’œuvres majeures de l’Histoire de l’Art sur des blocs de savon. Creusés dans les limites rectangulaires de leur support et bien que fragments de leur modèle, ils ne renvoient plus qu’à une partie de celui-ci et acquièrent, dès lors, une dimension propre. Ces drapés peuvent être également taillés dans le bois, la pierre, imprimés dans le plâtre, peints ou gravés.

Cette obsession pour l’empreinte, la trace, se retrouve dans nombre de ses créations. Elle réalise notamment des moulages de tronçons de membres, assemblés parfois de façon inconfortable, qui sont autant de limites, d’expressions d’un corps empêché et malgré tout vivant. Comme pour les drapés, la perception donnée par l’artiste n’est que parcellaire et Kathleen Vossen pose, de ce fait, le constat que toute tentative de saisie d’un réel ne peut être que partielle, temporaire ; que vouloir appréhender l’ensemble est utopie. Certaines choses restent impalpables et, au final, le principe d’impermanence, maintes fois mis en avant dans les philosophies orientales, domine. C’est ce que semble aussi suggérer ses impressions perforées de nuages, éléments par essence insaisissables.

Une main, comme on boit l’eau d’une fontaine et qui semble recueillir, protéger un espace témoigne également de cette volonté d’exprimer l’infime, le dérisoire. C’est un appât, une invitation, une fable tout comme l’image de la glaneuse de coquillage rassemblant une série de fragments du réel.

Dans nombre de ses créations, l’artiste nous montre des empreintes, des traces, mais, par là même, crée également des espaces qui sont autant de cocons, de lieux intimes et secrets qui parfois nous invitent, mais peuvent aussi nous être complètement inaccessible. A titre d’exemple : une série de photos de coutures : cicatrices refermant une blessure mais également ouvertures potentielles vers quelque chose auquel on ne peut encore accéder.

Il en va de même avec ce tricot qui cache mais en même temps évoque les empreintes de sein qu’il enveloppe. Tout ici est dans la suggestion, dans une chose dissimulée qu’on devine et dont on peut, tout au plus, percevoir un fragment.

Cette idée de cocon, de trace se retrouve également sur une céramique dont l’intérieur rouge suggère une chaleur animale mais cache aussi comme un secret organique, ou dans des bobines de films figées dans le plâtre, écrins de souvenirs à jamais inaccessibles. Et puis, les drapés ne forment-ils pas également des replis dans lesquels se lover ?

A côté de ces thématiques maîtresses, d’autres notions traversent le travail de la plasticienne, notamment une interrogation sur les liens. Ses maillons en savon en sont un bon exemple. Métaphore des attaches qui nous unissent et qui nous font appartenir à un réseau qui nous dépasse, leur solidité et leur perfection ne sont pourtant qu’apparentes…

En savon également, son labyrinthe qui unit l’idée de connexion, de réseau, au parcours et à la trace. Glanés dans des hôtels, les petits blocs qui le constituent déroulent un cheminement fragile et tortueux alors que son échelle qui se dresse vers le ciel semble tracer une voie beaucoup plus rectiligne et assurée. Apparence… la paraffine qui la constitue nous rappelle la fragilité de nos avancées et la vanité de nos tentatives d’évasion.

La fugacité, l’impermanence, le désir d’approcher les choses et les liens mais aussi les réseaux et les lieux qui nous traversent sont donc au cœur des interrogations de l’artiste. En approchant ces questions essentielles avec lucidité et sensibilité, elle crée un discours artistique universel et pertinent.

 

Infos pratiques :

Kathleen Vossen : Approcher… 

Exposition à la Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation, rue Charles Magnette 5 et 9, 4000 Liège.
Du 19 janvier au 25 février 2012, les mercredis, jeudis, vendredis et samedis de 14H à 18H.
Vernissage : le mercredi 18 janvier de 18H à 20H30.
Entrée libre.
 



Jean-Georges Massart : PETITE FLEUR (Dixit Sydney Bechet)

Du 15-09-2011 au 22-10-2011


Du 15 septembre au 22 octobre 2011 (après une ouverture exceptionnelle dans le cadre des Journées du Patrimoine des 10 et 11 septembre), la Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation abritera Petite Fleur (dixit Sidney Bechet), une exposition de Jean-Georges Massart.


Que l’artiste aime le végétal, c’est incontestable. Il en fait même la matière première essentielle de son travail. Glaneur infatigable, il rassemble des branches d’osier, de sureau, de cornouiller, de bambou, de saule mais aussi des pierres de différents types et tailles. Ces éléments, il les choisit pour leur histoire, le vécu qu’ils racontent et la charge émotionnelle qu’il y pressent.

Agissant comme un jardinier délicat, Jean-Georges Massart approche ces matériaux avec la plus grande des révérences. Dans son travail, tout est discrétion, observation raffinée de la poésie de la matière qu’il met ensuite en œuvre avec une grande subtilité.

A l’image de la pièce musicale de Sidney Bechet qui donne son titre à l’exposition et qui accompagne régulièrement l’artiste dans son atelier, les créations de Jean-Georges Massart n’écrasent pas mais s’insinuent doucement. Comme les végétaux qui les constituent et qui s’enfoncent durablement dans la terre, ses œuvres, malgré leur apparente fragilité, ont la faculté de pénétrer profondément le cœur des Hommes.

Elles témoignent également d’une liberté maîtrisée, d’une volonté de respecter la matière donnée en cadeau par le hasard de la pérégrination sans la contraindre exagérément. La nature donne sa part dans l’objet fini. L’artiste la travaille pour elle-même en n’y ajoutant rien. A l’image du musicien de jazz qui, d’une grille d’accords prédéterminée, façonne son improvisation, le plasticien s’adapte à son matériau et lui conserve sa nature. Il fait dès lors résonner en nous une fibre primitive, un sentiment d’essentiel.

De même, Jean-Georges Massart conçoit toujours ses expositions en fonction du lieu qui les accueille. Là aussi, il mène un travail d’observateur de terrain. Ainsi, dans cette exposition, les pièces de petites dimensions trouvent naturellement abri sous le verre des vitrines de notre salle d’exposition. Les réalisations plus importantes viennent habiter l’espace, en souligner les particularités et y créer de nouveaux contours.

En équilibre, légères, par moment presque évanescentes, les œuvres de Jean-Georges Massart n’en tissent pas moins des liens forts entre elles, avec leur environnement mais également avec le spectateur. Trait d’union ? L’artiste, à l’image par exemple des Hommages qu’Eduardo Chillida rendait dans certaines de ses œuvres, témoigne aussi de son respect pour une de ses grandes sources d’inspiration : la musique de Sidney Bechet qui, coïncidence, fut, dans les années 50 accueilli pour un concert dans notre Salle de la Place du 20 Août.

Jean-Georges Massart est né en 1953 à Tirlemont où il vit et travaille. Diplômé de l’ENSAV (La Cambre), il est professeur en Arts Plastiques au CEPES de Jodoigne. Il a participé à de très nombreuses expositions individuelles et collectives tant en Belgique qu’à l’étranger.

Informations pratiques :

Petite Fleur (dixit Sidney Bechet).
Exposition de Jean-Georges MASSART à la Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation, rue Charles Magnette 5 et 9, 4000 Liège, Belgique.
Du 15 septembre au 22 octobre 2011, les mercredis, jeudis, vendredis et samedis de 14H à 18H.
Vernissage le mercredi 14 septembre 2011 de 18H à 20H30.
Entrée libre.

Avec le soutien de la Ville et de la Province de Liège :

Renseignements :
Tél. : +32(0)4/223 60 19 +32(0)4/223 62 05
Fax : +32(0)4/223 62 05
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RENCONTRE AVEC ROSE-MARIE DATH

Du 04-06-2011 au 04-06-2011

La section Beaux-Arts de la Société libre d'Emulation est heureuse de vous convier à la rencontre avec ROSE-MARIE DATH autour de son travail sur le papier et la reliure prévue le samedi 4 juin prochain à 15H à la Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation.
Partant de son exposition “AVEC” Papiers, l’artiste nous entretiendra de sa démarche artistique en général et notamment des exercices de styles qu’elle a réalisés en reliant les Poquettes Volantes publiées par le Daily Bul, maison d’édition fondée à La Louvière par Pol Bury et André Balthazard dans les années 50.
Elle nous parlera également de son travail sur le papier et de la manière dont elle a dépassé les canons traditionnels des papiers fantaisie en mettant en œuvre des techniques variées pour aboutir à des créations d’une grande originalité formelle.
Vous trouverez sur ce site la présentation de son exposition et voici les informations pratiques de la rencontre :

Rencontre avec Rose-Marie DATH autour de son exposition : “AVEC” Papiers.

Lieu : Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation, rue Charles Magnette 5-9, 4000 Liège.
Date : le samedi 4 juin 2011 à 15H.
Entrée libre.
Tél. : +32(0)4/223 60 19 +32(0)4/223 62 05
Fax : +32(0)4/223 62 05
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Au plaisir de vous y rencontrer.



« AVEC » PAPIERS : Exercices de style – Papiers et reliures de Rose-Marie Dath.

Du 05-05-2011 au 25-06-2011

Du 5 mai au 25 juin 2011, les murs et vitrines de la Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation accueillent les papiers et reliures de l’artiste hennuyère Rose-Marie Dath. Cette exposition se déroule en parallèle à celle organisée par l’Association pour la Promotion des Arts de la Reliure (APPAR) en collaboration avec la Ville de Liège au milieu des merveilles des Arts décoratifs issues du XVIIIème siècle liégeois au Musée d’Ansembourg.

Au sein du petit écrin renaissant de la rue Charles Magnette, l’artiste, formée au métier à l’Atelier du Livre de Mariemont, dévoile différents aspects de son travail autour du livre.

Un grand pan de son activité tourne autour de la réalisation de papiers décorés qu’elle expose à cette occasion. Et même si, par destination, ses pièces s’inscrivent dans la tradition artisanale qui a permis à tant d’ouvrages de se voir ornés de jeux de couleurs variés, Rose-Marie Dath a poussé la création de papiers fantaisie bien au-delà de son traditionnel aspect marbré. En multipliant les procédés, en pratiquant des techniques de réserve ou, comme dans ses travaux les plus récents, en travaillant avec des motifs plus structurés dans des compositions en damier, elle ne cesse de rechercher de nouvelles formes, d’expérimenter de nouveaux contours, de tester des jeux de lignes, de surface… Ces papiers patiemment travaillés dans un souci d’unité formelle finissent par devenir des œuvres complètes. Autosuffisants, il peut arriver qu’ils ne rencontrent jamais les ouvrages littéraires auxquels ils étaient initialement destinés mais vivent une vie plus autonome dans un encadrement.

Même si ces papiers constituent un élément fondamental du travail de l’artiste, celle-ci reste d’abord relieur. Le point central de son exposition à l’Emulation se compose d’ailleurs des créations qu’elle réalise autour des 62 Poquettes volantes que Pol Bury et André Balthazar ont publiées au Daily-Bul. Dans ces œuvres conçues comme un exercice de style, Rose-Marie Dath décline, à l’image de Raymond Queneau, une série de variations autour de ces 62 volumes. Dès lors, elle s’ancre mais rend également hommage à la démarche surréaliste. Elle développe aussi toute l’étendue de son savoir-faire et nous démontre ainsi que la contrainte peut être libératrice ; que se l’imposer non seulement ne nuit pas mais, peut-être, accentue la sincérité d’une approche artistique.

Infos Pratiques :

« AVEC » PAPIERS.
Exposition de Rose-Marie Dath à la Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation, rue Charles Magnette 5 et 9, 4000 Liège, Belgique.
Du 5 mai au 25 juin 2011, les mercredis, jeudis vendredis et samedis de 14H à 18H.
Vernissage le mercredi 4 mai de 18H à 20H30.
Entrée libre.
Renseignements :
Tél. : +32(0)4/223 60 19 +32(0)4/223 62 05
Fax : +32(0)4/223 62 05
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Avec le soutien de la Ville de Liège et de la Province de Liège.



MARIA PACE : l'Espace du Dedans

Du 23-03-2011 au 23-04-2011

Agrandir l'espace-
de l'instant.
Imaginer l'espace-
de l'émotion.
Etre l'espace-
du dedans.

Professeur de gravure à l’Ecole supérieure des Arts de la Ville de Liège, Maria Pace est une adepte fidèle du berceau, technique patiente et exigeante s’il en est. Ses récents travaux, nichés au creux de la Maison Renaissance, poursuivent cette quête réitérée d’une rencontre fusionnelle, mais tout en discrétion, entre des traces d’un noir velouté, à la lisière de l’abstraction, et l’infini de la feuille.

Dans le cadre de la huitième Biennale de Gravure contemporaine de Liège.


Infos pratiques :

L’ESPACE DU DEDANS :

Exposition de Maria Pace à la Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation, rue Charles Magnette 9, 4000 Liège.
Du 23 mars au 23 avril 2011, les mercredis, jeudis vendredis et samedis de 14H à 18H.
Entrée libre.
ATTENTION : en vue de coller aux dates officielles de la huitième Biennale internationale de Gravure contemporaine de Liège, le vernissage se tient le mercredi 30 mars de 18H à 20H30.

 

Renseignements :
Tél. : +32(0)4/223 60 19 +32(0)4/223 62 05
Fax : +32(0)4/223 62 05
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Avec le soutien de la Ville de Liège et de la Province de Liège.
Dans le cadre de la huitième Biennale intenationale de Gravure contemporaine de Liège.



GRAZIELLA VRUNA : Envols captifs.

Du 20-01-2011 au 26-02-2011

Du 20 janvier au 26 février prochain, la Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation accueille les travaux plastiques de Graziella Vruna.

Et c’est avec une grande finesse qu’elle nous ouvre son univers. En effet, c’est à un envol plein de délicatesse qu’elle nous convie dans son exposition… Tout en légèreté, ses œuvres entraînent le spectateur, par une aspiration céleste, vers un univers onirique où la beauté l’extirpe des contingences du réel.

Pour ce faire, l’artiste a été puiser son inspiration dans certaines mosaïques byzantines et œuvres d’anonymes du Moyen Âge. Elle se réfère aussi aux fresques et tableaux des maîtres de la première période de la Renaissance italienne. Des anges, séraphins, et autres chérubins présents dans ces travaux, elle n’a observé que le singulier : les ailes. Et elle a remarqué que ces attributs étaient, dans les oeuvres de ces périodes, beaucoup plus protéiformes qu’on ne pourrait l’imaginer aujourd’hui. A côté des ailes blanches de colombes, ces artistes ont en effet pioché dans de nombreux modèles ornithologiques mais aussi dans le répertoire entomologique. Paons, libellules, papillons … autant de sources pour les Fra Angelico, Giotto, Masaccio,….

Cette variété de formes et de textures, Graziella l’exploite d’abord et avant tout pour son côté graphique. En reproduisant des dessins d’ailes de papillons uniquement en noir et blanc, elle en retire la quintessence, elle en fait ressortir le contour et, bien que traitant ces modèles aussi fidèlement que possible, elle touche dès lors au signe, à une forme d’épure qui confine à l’abstraction.

Captant des instantanés, elle les fige dans le temps et en fait des séries. Ces motifs lépidoptères, l’artiste les répète à l’envi sur de multiples supports. Mettant en avant leur côté éthéré et vibrionnant, elle les dessine sur papier japon afin d’en accentuer l’aspect léger, fugace. De même, elle les brode sur du tissu ou les pose sur de la dentelle, la fibre vaporeuse renforçant cette sensation d’envol qu’elle veut nous donner. Présentées seules ou superposées et multipliées, ces ailes nous donnent l’impression d’un éphémère foisonnement et, jointes à des thèmes floraux, induisent le sentiment d’une nature sublimée.

Sur des photos de végétaux s’enracinent également des silhouettes en fines broderies où la marque d’une présence éphémère reste à peine esquissée, fragile, évanescente. Le cliché devient dès lors un canevas paradoxal, un terreau où s’enracine une empreinte.

En parallèle, elle réalise aussi tout un travail de découpage : sur des images de ciel prises alors qu’elle voguait au-dessus des nuées, elle enlève des silhouettes d’anges… et c’est un peu comme si la trace et le mouvement de leur vol s’imprimaient en négatif sur son support.

Cet aspect dual est d’ailleurs une caractéristique qui traverse toute l’exposition. Le noir et le blanc, le plein et le vide, la lumière et l’ombre, la transparence et l’opacité : autant de moyens qui lui permettent de capter l’insaisissable, de toucher l’impalpable… autant d’échos également à la complexité de notre propre réalité d’Homme.

Même si elle se refuse à parler de démarche spirituelle, il est difficile de ne pas voir au moins une dimension de catharsis esthétique dans le travail de Graziella Vruna. Tant par ses sources d’inspiration que par les modèles choisis ou les techniques employées, elle convie le spectateur à s’élever au-delà de sa condition terrestre.


Prise de hauteur, distanciation poétique, ses œuvres sont une invitation à un voyage sans pesanteur. En parcourant son exposition, chacun finit par retrouver son côté aérien… sa propre part d’ange.


Infos pratiques :

ENVOLS CAPTIFS :

Exposition de Graziella Vruna à la Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation, rue Charles Magnette 9, 4000 Liège.
Du 20 janvier au 26 février 2011, les mercredis, jeudis, vendredis et samedis de 14H à 18H.
Vernissage le mercredi 19 janvier de 18H à 20H30.
Entrée libre.
Renseignements :

Tél. : +32(0)4/223 60 19 +32(0)4/223 62 05
Fax : +32(0)4/223 62 05
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Avec le soutien de la Ville de Liège et de la Province de Liège



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RENCONTRE AVEC FRANCIS VLOEBERGS

Du 27-11-2010 au 27-11-2010

La Société libre d’Emulation a le plaisir de vous convier à la rencontre qu’elle organise ce samedi 27 novembre à 15H avec l’artiste louviérois Francis Vloebergs dans le cadre de son exposition : Livres : Univers de matières.
Il nous parlera de son attrait pour la matière et de la manière dont il transforme d’anciens éléments de livres abandonnés en objets plastiques.

Vous trouverez ci-dessous une présentation de son exposition et voici les infos pratiques :

Lieu :
Société libre d’ÉMULATION, Maison Renaissance, rue Charles Magnette 9, 4000 Liège.
Dates :
Rencontre avec l’artiste : le samedi 27 novembre 2010 à 15H.
Exposition du 4 novembre au 11 décembre 2010, les mercredis, jeudis, vendredis et samedis de 14H à 18H.
Entrée libre.
Tél. : +32(0)4/223 60 19 +32(0)4/223 62 05
Fax : +32(0)4/223 62 05
soc.emulation@swing.be
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Au plaisir de vous y rencontrer !
 



LIVRES : UNIVERS DE MATIERES... DECLINAISONS DE FRANCIS VLOEBERGS.

Du 04-11-2010 au 11-12-2010

Renouant avec une longue tradition liée au livre et à l’estampe, la Société libre d’Emulation accueille, du 4 novembre au 11 décembre dans sa Maison Renaissance, les œuvres récentes du plasticien louviérois Francis Vloebergs. Cependant, ce retour aux sources se fait d’une manière singulière…

En effet, même si les livres dont il s’agit sont anciens, ils sont abordés par l’artiste dans leur matérialité première. Victimes des outrages du temps, les ouvrages servant de matériaux de base aux œuvres présentées sont, à l’origine, en piteux état et devenus quasiment illisibles.

Car à la base de la démarche créative de Francis Vloebergs se trouve une volonté de réhabilitation. Peintre à l’origine, il s’est rapidement tourné vers des matériaux de récupération car ils lui procurent une émotion déjà présente en soi. Comme il le dit lui-même : « Ce qui importe est la prégnance de l’objet qui préexiste à mon intervention. »

Au fil des ans, ces objets ont d’abord été collés sur une toile classique puis, petit à petit, celle-ci fut complètement abandonnée au profit de matériaux comme le roofing ou l’ardoise dont Francis Vloebergs captait les reliefs, les fissures, traces qu’il percevait comme autant de signes d’une histoire vécue ; autant de cicatrices, blessures du temps qu’il s’agissait de mettre en forme et d’orchestrer.

Et c’est exactement cette démarche qui préside à la réalisation de ses livres-objets. Il les récupère sur les marchés aux puces ou dans des dépôts de rebuts et, touché par le potentiel expressif et poétique des altérations subies par la matière, leur redonne vie.

En effet, le capital émotionnel particulièrement fort de ce matériau porteur d’un passé remarquable et vecteur d’imaginaire est à ses yeux une vive source d’inspiration.

Ces ouvrages, d’autres les ont fabriqués, compulsés, s’en sont peut-être inspirés, y ont trouvé des informations ou de la distraction avant de s’en débarrasser. Et c’est à ce moment que l’artiste les récupère pour (en intervenant plus ou moins suivant le pouvoir poétique, la prégnance qu’il trouve dans la forme, les couleurs mais aussi le grain, le derme du livre) leur redonner vie.

Sa volonté est d’y insuffler une vigueur, de sacraliser ces reliques d’un monde imaginaire perdu. Recomposée par le hasard mêlé à l’intervention de l’artiste, la matière constituante du livre acquiert un sens nouveau. Et si ses créations ne contiennent plus de données textuelles visibles, l’intervention de Francis Vloebergs leur confère une autre lecture permettant au spectateur de sentir la poésie de l’usure, la force de l’effacement, la beauté de l’altération….


Exposition à la Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation, rue Charles Magnette 9, 4000 Liège. Vernissage : le mercredi 3 novembre 2010 de 18H à 20H30.
Entrée libre.
Rencontre avec l’artiste le samedi 27 novembre 2010 à 15H.


Avec le soutien de la Ville de Liège et de la Province de Liège.
 



METAMORPHOSES : BIJOUX ET PARURES D'ISABELLE AZAIS, CECILE BERTRAND, CHRISTINE KEYEUX, BENEDICTE MONAVILLE.

Du 22-09-2010 au 23-10-2010

Ce sont la parure et le bijou que la Société libre d’Emulation met à l’honneur dans le cadre de la Biennale internationale de Liège « Design 2010 ». En lien avec la thématique générale de la nature, c’est la notion de métamorphose qui a été retenue. En effet, ce phénomène est présent en permanence dans l’environnement mais c’est également une des caractéristiques fondamentales du travail du designer qui transforme la matière dans un but esthétique et (ou) fonctionnel.
Les travaux des différentes créatrices ont en commun de réutiliser, recréer, détourner ou transformer. A l’image des processus complexes présidant à la destinée du papillon, c’est à un changement d’état qu’aboutit leur action.
Isabelle Azaïs travaille le cuir et, de la peau inerte, fait renaître un univers coloré. Elle emploie également des semences pour créer des bijoux, promesses de renouveau.
Cécile Bertrand, tel un savant cuisinier, (r)accommode les restes de nos garde-robes (cravates et foulards) et les transforme en perles ou en écailles chaudes et soyeuses.
Christine Keyeux, elle aussi, travaille la fibre. Dans ses pièces, la cellulose du papier est libérée de sa fonction avant tout utilitaire. Elle redevient élément constituant de motifs naturels : fleurs, plumes, écorces… et s’ancre dans une nouvelle pérennité.
Quant aux créations de Bénédicte Monaville, elles allient tout en rondeur le métal, le coton et le tissu pour créer des motifs où l’inspiration naturelle est souvent présente.

Maison Renaissance de la Société libre d'Emulation, Rue Charles Magnette 9 à 4000 Liège.

Les mercredis, jeudis, vendredis et samedis de 14H à 18H. Entrée libre.

Le dossier de presse de cette exposition se trouve ICI.



LE PRIX DE L'EMULATION : SOUTIEN A LA JEUNE CREATION PLASTIQUE.

Du 01-09-2010 au 31-03-2011

Depuis sa fondation, la Société libre d'Emulation a notamment pour vocation de soutenir les artistes plasticiens dans leur travail de création.

Dans cette optique, la Section des Beaux-Arts de notre association a décidé de remettre un Prix de l'Emulation. Doté de 2000€, il s'adresse aux artistes de moins de 40 ans en Communauté française de Belgique.

Pour cette édition 2011, un matériau de prédilection a été choisi : le papier.

L'appel à candidature est clotûré depuis le 31 mars. Durant le printemps, le jury a sélectionné 10 candidats dont les travaux seront exposés en accès libre du 10 novembre au 17 décembre du mercredi au samedi de 14 à 18H dans la salle polyvalente de notre Maison Renaissance.

Il s'agit de : Cathy Alvarez Valle, Laurent Berbach, Alexia Creusen, Nolwenn de Couesnongle, Isabelle Francis, Françoise Hardy, Françoise Hottois, Benjamin Monti, Charles-Henry Sommelette et Graziella Vruna.

Juste avant le vernissage du 9 novembre entre 18 et 20H30, le jury évaluera ces travaux sur pièces avant de désigner le lauréat.

Le document présentant ce concours se trouve ICI en fichier pdf.



世道 : SHI-DAO : UNE EXPOSITION DE LIANGCHEN QU

Du 19-05-2010 au 26-06-2010

Du 19 mai au 26 juin 2010, la Maison renaissance de la Société libre d’Emulation accueille 世道 : Shi–dao, une exposition de l’artiste sino-liégeois Liangchen Qu.

En simplifiant, Shi-dao, concept issu de la tradition chinoise, pourrait se traduire par méthode pour appréhender le monde. Les gravures, dessins, objets, installations présentés dans cette exposition témoignent donc de la vision singulière de l’artiste sur les choses qui l’entourent.
Emplies de signes, traces et symboles, les œuvres de Liangchen Qu sont surtout l’expression d’une grande liberté et d’un enthousiasme authentique face à la création.

Infos pratiques :

世道 : Shi–dao : exposition de Liangchen Qu à la Maison Renaissance de la Société libre d’Emulation, rue Charles Magnette 9, 4000 Liège.
Vernissage : le mercredi 19 mai 2010 de 18H à 20H30.
Exposition : du 20 mai au 26 juin 2010. Les mercredis, jeudis, vendredis et samedis, de 14 à 18H.
Entrée libre.
Rencontre avec l’artiste le samedi 5 juin 2010 à 15H.
Avec le soutien de la Ville de Liège et de la Province de Liège.
Renseignements :
Tél. : +32(0)4/223 60 19 +32(0)4/223 62 05
Fax : +32(0)4/223 62 05
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Un lien vers le communiqué de presse se trouve ICI.